Résolution 2218 sur le Sahara : Grand triomphe du Maroc au Conseil de sécurité

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Le Conseil de sécurité a voté à l’unanimité, ce mardi 28 avril, une nouvelle résolution soulignant les efforts du Maroc pour la promotion et la protection des Droits de l’Homme et exigeant le recensement de la population séquestrée à Tindouf. Révélations.
Victoire retentissante remportée, ce mardi 28 avril à New-York, par le Maroc sur le dossier des provinces sahariennes. Le Conseil de sécurité a voté, à l’unanimité de ses quinze membres, une résolution soulignant clairement les efforts du Maroc en matière de promotion et de protection des Droits de l’Homme, et prenant note de la coopération du royaume avec les instances onusiennes, dont le Haut-commissariat aux Droits de l’Homme (HCDH), présidé par l’émir jordanien al-Hussein Raâd, lors de sa visite, mi-avril 2015, dans la capitale du Sahara marocain, Laâyoune.
La nouvelle résolution, 2218, a par ricochet «enterré», selon les termes d’un diplomate marocain contacté par Le360, la revendication algéro-séparatiste, relayée par quelques preux-chevaliers du droit-de-l’hommisme, dont le centre de Kerry Kennedy, d’«élagir le mandat de la Minurso au monitoring des Droits de l’Homme». Cette information, recoupée par Le360 auprès de sources concordantes, met ainsi en évidence l’échec des manœuvres orchestrées par Alger et le Polisario, qui ont compromis cette année l’entité panafricaine, l’UA, dans une bataille perdue d’avance.
Toujours selon les sources de Le360, le Conseil de sécurité, qui a prorogé d’1 an le mandat de la Minurso, sans le modifier et, en particulier, sans y incorporer le monitoring de «l’examen des Droits de l’Homme», a salué les progrès réalisés par le Maroc sur le registre des Droits de l’Homme au Sahara, via les sections régionales du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH), à Laâyoune et Dakhla.

Cuisant camouflet pour le lobby algéro-séparatiste
En revanche, la résolution 2218 "exige" (et c’est le terme du Conseil de sécurité) le recensement de la population dans les camps de Tindouf, faisant ainsi écho à un appel de l’Office européen de lutte contre la fraude (OLF), qui avait expressément accusé l’Algérie et le Polisario de détournement d’aide humanitaire destinée à la population séquestrée.
A souligner qu’Alger refuse depuis 1975 le recensement de la population de Tindouf, gonflant son nombre à «200.000» personnes au lieu de 90.000 seulement! Objectif caché de cette surestimation: doper le volume de l’aide humanitaire dont une grande partie va dans les poches de barons algériens et polisariens.
En balayant d’un revers de main la requête algéro-séparatiste d’élargir le mandat de la Minurso, le Conseil de sécurité a barré la route devant toute instrumentalisation de la question humanitaire à des fins sournoisement politiciennes. Par la même occasion, le Conseil de sécurité remet le processus dans sa véritable trajectoire en réitérant son appel à la négociation d’une issue «politique mutuellement acceptable» et en insistant que cette négociation prenne en compte «les efforts déployés depuis 2006», faisant allusion à l’offre marocaine d’autonomie, à la base du lancement en 2007 du processus de Manhasset, à New-York.