Des ONG alertent Genève sur la situation des droits humains dans les camps de Tindouf
Avec la dégradation récente de la situation au sein des camps administrés par le Front Polisario dans le sud-est de l’Algérie, des ONG ont décidé de réagir et de saisir le Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Genève. Des représentants du Comité Spécial chargé du Sahara Marocain en Europe (CSCSME), avec à leur tête M. Hassan Benhammou ont ainsi exposé à Jean Louis Jacob et Louis Haas leur forte préoccupation quand aux violations des droits humains perpétrées à l’encontre de leurs compatriotes vivant dans les camps de Tindouf. A l’aune des récentes révélations, qui confirment les suspicions de pratiques d’esclavage tolérées par la direction du Front Polisario, cette démarche auprès de la Croix Rouge constitue une étape importante pour faire émerger le douloureux dossier des violations des droits de l’homme par le mouvement révolutionnaire, participant ainsi à la prise de conscience par la communauté internationale de l’horreur au quotidien vécue par les habitants des camps. Le CSCSME a également déploré l’interdiction faite par le Front Polisario d’effectuer un recensement objectif des populations vivant dans les camps, et ce, malgré les requêtes répétées du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et du Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR). Les organisations Internationales semblent en effet être au bout de leur patience face aux blocages qu’ils rencontrent et aux difficultés d’accès qui leur sont faites, les empêchant d’effectuer un état des lieux de la situation sanitaire et humanitaire au sein des camps de Tindouf.

La situation dans les camps parait de plus en plus intenable pour le front Polisario, qui se ferme de plus en plus aux sollicitations des organisations internationales