Paris, 21 avr. 2013 (MAP) - Le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME), un association sahraouie basée en France, a dénoncé dans une lettre au Secrétaire général de l'Onu, la tentative d'extension du mandat de la Minurso, y voyant une "volonté d'instrumentaliser les droits de l'Homme" dans les provinces du Sud du Royaume.

Tout en remerciant le Secrétaire général pour "les efforts considérables" déployés pour trouver une solution au conflit "artificiel" du Sahara, le Comité dit "rejeter toute initiative visant à changer la nature du mandat de la Minurso, et "dénonce la volonté d'instrumentaliser les droits de l'Homme".

Rappelant les efforts du Maroc en vue de consolider l'Etat de droit et consacrer le respect des droits de l'Homme sur l'ensemble de son territoire, le CSCSME réitère son appui au Plan d'Autonomie du Sahara, dont la crédibilité est reconnue par l'ensemble de la communauté internationale, comme "l'unique solution pour la paix de cette région du monde".

Dans cette lettre, dont copie est parvenue à la MAP, l'ONG sahraouie invite, par ailleurs, l'Algérie à "lever le blocus sur les camps de Tindouf" pour permettre aux organisations humanitaires et des droits de l'Homme de constater la situation alarmante des populations sahraouies qui y sont séquestrées.

Elle appelle la communauté internationale à agir pour permettre à cette population de retrouver sa liberté de circulation et d'expression, soulignant que ces camps sont devenus "le plus grand refuge" des groupes terroristes fuyant le Mali.(MAP). HN---BI.