Calvaire d'Ould Sidi Mouloud: Human Rights Watch fait part de ses "inquiétudes"

Washington- L'organisation internationale des droits de l'Homme, Human Rights Watch (HRW), a fait part, jeudi à Washington, de ses "inquiétudes" quant à la situation actuelle de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud "qui n'a pas encore été libéré".

"Nous suivons de près et au quotidien le dossier Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud", a déclaré à

la MAP

le Directeur adjoint du Département Moyen-Orient et Afrique du Nord au sein de HRW, Eric Goldstein.

Au lendemain de l'arrestation d'Ould Sidi Mouloud, le 21 septembre dernier, par les milices du polisario au motif d'avoir soutenu publiquement le plan marocain d'autonomie au Sahara, Human Rights Watch avait appelé à sa libération "immédiate".

Ould Sidi Mouloud était dans "son plein droit, lorsqu'il s'était publiquement prononcé pour la proposition marocaine d'autonomie, en affirmant qu'il se rendrait dans les camps de Tindouf pour la défendre", avait souligné l'organisation internationale.

HRW avait, dans ce cadre, rappelé à l'Algérie "sa responsabilité quant à la nécessité de garantir les droits de toutes les personnes se trouvant sur son territoire", en l'occurrence "le droit à la libre expression de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud".

Dernière modification 14/10/2010 17:41.
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Amnesty International fait état de craintes au sujet de la sécurité de M. Ould Sidi Mouloud

Londres, 14/10/10- L'Organisation internationale de défense des droits humains, Amnesty International (AI, basée à Londres), a fait état jeudi de craintes au sujet de la sécurité de M. Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, enlevé par les milices du "polisario" dans les camps de Tindouf (sud-ouest de l'Algérie).

Amnesty, qui a souligné que la junte séparatiste exerce la répression contre les dissidents, a rappelé, dans un communiqué, que M. Ould Sidi Mouloud a été enlevé le 21 septembre dernier à son retour dans les camps de Tindouf après avoir exprimé son soutien à l'Initiative d'autonomie sous souveraineté marocaine, présentée par le Royaume pour régler le conflit artificiel autour du Sahara.

Selon Amnesty, la famille du militant est toujours sans nouvelle de lui depuis son enlèvement, une situation qui "suscite des craintes pour sa sécurité".

Amnesty avait souligné dans un communiqué que M. Ould Sidi Mouloud "ne doit pas faire l'objet de représailles dans les camps de Tindouf" et appelé les séparatistes du "polisario" à révéler le lieu de sa détention.

"Amnesty International estime que le soutien pacifique au plan d'autonomie ne doit pas être perçu comme un acte qui justifie les restrictions imposées à la liberté d'expression", a affirmé le communiqué.

A rappeler que l'Organisation internationale de défense des droits humains avait également souligné que le gouvernement algérien, en tant que pays abritant les camps de Tindouf, "assume la responsabilité de garantir le respect du droit à la liberté d'expression sur son territoire".

Dernière modification 14/10/2010 16:44.
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Le frère de Mustapha Salma souligne que son père ne ménagera aucun effort pour retrouver son fils, malgré l'épuisement

Rabat- Mohamed Cheikh Ould Sidi Mouloud, frère de Mustapha Salma, a affirmé, jeudi à Rabat, que son père "ne ménagera aucun effort pour retrouver son fils, malgré l'épuisement et la fatigue", soulignant qu'il compte effectuer de nouvelles tournées pour élucider le sort du militant sahraoui.

Le malaise dont mon père, Ismaili Moulay Salma, a été victime à Washington est dû "à l'émotion et à la tension" qui se sont emparées de lui depuis l'enlèvement de Mustapha Salma, a relaté Mohamed Cheikh dans une déclaration à la presse à l'aéroport Rabat-Salé, au retour de Moulay Salma d'un voyage aux Etats-Unis.

Placé sous surveillance médicale pour 24 heures dans un hôpital de Washington suite à ce malaise, Moulay Salma "a préféré rentrer dans son pays pour poursuivre sa convalescence", a-t-il poursuivi, précisant que son état de santé "n'inspire pas d'inquiétude", bien qu'il faille effectuer de nouvelles analyses pour plus d'assurance.

Dès son retour sur le sol marocain, Ismaili Moulay Salma, visiblement fatigué et éprouvé, a subi un contrôle médical.

Le père de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud avait quitté, mercredi, le service des urgences du George Washington University Hospital, où il avait été admis la veille suite à un malaise au bureau du président de

la Commission

des affaires étrangères de

la Chambre

basse du Congrès US, alors qu'il plaidait la cause de son fils enlevé par le "polisario".

Affecté par le supplice de son fils mais défiant le poids de l'âge, le père d'Ould Sidi Mouloud, un octogénaire, avait entamé depuis près d'un mois un long périple de sensibilisation, en vue d'obtenir la libération de Mustapha Salma.

Il était arrivé samedi dernier dans la capitale fédérale américaine, à l'invitation du Leadership Council for Human Rights pour solliciter l'aide des décideurs, des ONG, du Congrès et des médias US.

Lundi dernier, devant l'American Jewish Committee (AJC) à Washington, M. Ould Sidi Mouloud avait fait un plaidoyer émouvant pour la libération de son fils, "frappé d'un déni de liberté d'expression pour avoir déclaré son soutien à l'initiative marocaine d'autonomie".

Dans les différentes rencontres qu'il a eues à Washington, le père de Ould Sidi Mouloud a lancé "un appel au président des Etats-Unis, Barack Obama, aux organisations des droits de l'Homme et à tous les esprits libres pour nous aider à libérer mon fils et au delà à mettre fin au calvaire qu'endurent les populations séquestrées à Tindouf, en Algérie".

La semaine dernière, au siège des Nations unies à Washington, Ismaili Moulay Salma avait appelé

la Cour

internationale de justice à poursuivre les milices du polisario, soutenus par l'armée algérienne, pour "les crimes de guerre commis en 1979" dans le village d'Arbid près de Smara, dans les provinces du sud du Royaume.

Dernière modification 14/10/2010 17:08.
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