31 juillet 2009
M. Ould Souilem appelle les Sahraouis
M. Ould Souilem appelle les Sahraouis à adhérer à la "proposition audacieuse" d'autonomie
Tanger - M. Ahmeddou Ould Souilem, membre fondateur du polisario, qui a regagné mercredi la mère patrie, a appelé tous les Sahraouis, particulièrement ceux des camps de Tindouf, à adhérer au plan d'autonomie, qui constitue une "proposition audacieuse", ouvrant des perspectives prometteuses pour le règlement de la question du Sahara.
Dans une déclaration à la MAP à l'issue de l'audience que SM le Roi Mohammed VI lui a accordée jeudi au Palais Marchane à Tanger, M. Ould Souilem a indiqué que la proposition d'autonomie, initiée par SM le Roi, "mérite d'être soutenue par l'ensemble des Sahraouis, car elle garantit une solution appropriée et logique" au dossier du Sahara.
Cheikh incontesté de la tribu des Ouled Dlim des camps de Tindouf, M. Ould Souilem a précisé que son retour à la mère-patrie traduit son appui fort et sans équivoque au plan d'autonomie.
M. Ould Souilem, qui était jusqu'à son retour au Maroc ministre-conseiller à la présidence de la soi-disant "rasd", a tenu à faire coïncider son retour au Maroc, avec les festivités marquant le 10ème anniversaire de l'accession de SM le Roi au Trône de Ses glorieux ancêtres pour réitérer son allégeance et celle de sa tribu au Souverain.
Membre fondateur du Polisario et natif du Sahara sous domination espagnole, Ould Souilem a occupé d'importantes fonctions au sein du mouvement séparatiste, une promotion liée directement au prestige de sa famille. Il a été ainsi membre du Comité des relations extérieures du bureau politique, puis représentant du Polisario en Guinée-Bissau, à Panama, en Angola et en Iran, avant d'être désigné responsable du département chargé des "colonies sahraouies en Mauritanie".
26 juillet 2009
la région de Oued Eddahab-Lagouira
Le développement de la région de Oued Eddahab-Lagouira séduit plusieurs ambassadeurs accrédités à Rabat
Dakhla- La délégation des ambassadeurs accrédités à Rabat, qui a entamé vendredi une visite de trois jours dans les provinces du sud marocain, s'est dite "très impressionnée" par les grandes potentialités et le progrès notable réalisé dans la région de Oued Eddahab-Lagouira.
Lors d'une rencontre-débat tenue samedi à Dakhla avec le directeur du Centre régional d'investissement (CRI), M. Abdellah Bouhjar, les ambassadeurs du Congo, du Bénin, du Cameroun, du Vietnam, de Malte et le chargé d'Affaires à l'ambassade de la Corée du Sud ont fait part de leur admiration des réalisations accomplies par cette région dans le domaine agricole, industriel, touristique et écologique.
Ils ont également salué l'exploitation et la gestion rationnelle des ressources halieutiques de cette région, ses projets pilotes de protection de l'environnement et ses efforts pour la mise à niveau de l'espace urbanistique et l'amélioration des conditions de vie des habitants.
Ces diplomates ont aussi suivi avec un grand intérêt l'exposé présenté par le directeur du CRI sur les opportunités d'investissement offertes dans divers secteurs, dont la pêche maritime, le tourisme, l'élevage et l'aquaculture.
Selon les données du CRI, plus de 30 projets d'une valeur globale de 17,2 milliards de DH ont été approuvés au cours du 1er semestre de l'année 2009.
Ces projets, qui devraient permettre la création de 4.295 postes d'emploi, seront réalisés par des investisseurs marocains et étrangers dans les secteurs de l'énergie, du tourisme, de l'agroalimentaire, des services et du commerce.
Portant sur une valeur globale de 16,88 milliards de DH, les projets proposés dans le secteur de l'énergie concernent essentiellement la réalisation de parcs éoliens, d'une unité de traitement de déchets solides et des unités de stockage de produits pétroliers.
Dans le secteur du tourisme, il s'agit de projets d'un coût global de 158,75 millions de DH, prévoyant notamment la réalisation de villages, de campings, de complexes touristiques et de centres de sports nautiques sur la baie de Oued Eddahab, aux abords de la lagune de Dakhla.
Lors de cette rencontre, les débats ont porté notamment sur les opportunités d'investissement dans le secteur des énergies renouvelables, d'élevage d'autruches, des cultures sous serre (primeurs), du tourisme balnéaire, de l'habitat et des services.
Les diplomates étrangers ont également montré un intérêt particulier pour les efforts déployés par le Maroc dans les domaines de la valorisation des produits de pêche, du contrôle de qualité, du repos biologique, de la qualification professionnelle, ainsi qu'en matière de gestion des unités de congélation.
L'agriculture, qui représente l'une des principales activités socio-économiques dans cette région, a été parmi les secteurs ayant suscité l'intérêt de la délégation d'ambassadeurs étrangers en visite à Dakhla à l'invitation du magazine "Diplomatica".
En effet, la région de Oued Eddahab-Lagouira, dotée de 12,9 millions d'hectares, est une zone à vocation pastorale. L'élevage du dromadaire, ancré dans la mémoire des populations nomades, représente depuis toujours, la principale source de revenu des éleveurs de cette région, en mouvement et ouverte sur le monde.
Après les rencontres tenues avec les dirigeants du CRI, de la pêche maritime et de l'agriculture, les diplomates étrangers ont visité la station de dessalement de Dakhla, des fermes d'élevages d'autruches, le Centre national des recherche halieutique et des installations de cultures sous serre.
25 juillet 2009
Dakhla - Une délégation d'ambassadeurs
Une délégation d'ambassadeurs s'enquiert des avancées socio-économiques de la région de Oued-Eddahab-Lagouira
Dakhla - Une délégation d'ambassadeurs accrédités à Rabat a entamé vendredi soir une visite de trois jours à Dakhla pour s'enquérir des grandes réalisations socioéconomiques accomplies dans la région de Oued- Eddahab-Lagouira et des efforts soutenus déployés en matière de développement dans la région.
La délégation est composée des ambassadeurs et chefs de mission de la République démocratique du Congo, du Bénin, du Cameroun, du Vietnam, de Malte, de la République de Corée et le chargé d'Affaires de l'ambassade de la République de Corée.
Lors de cette visite, organisée à l'initiative de la revue "Diplomatica", les membres de la délégation, qui se montrent enthousiastes d'effectuer cette tournée dans les provinces du sud du Royaume, auront l'occasion de découvrir et d'apprécier les énormes potentialités que recèle la région de Oued- Eddahab-Lagouira.
Cette visite, la 4ème du genre organisée par "Diplomatica", sera aussi une occasion pour les diplomates étrangers de s'informer des grands chantiers réalisés dans cette région qui connaît un développement sans précédent et offre d'importantes opportunités d'investissement notamment dans les secteurs de la pêche maritime, du tourisme, de l'élevage et de la serriculture .
Au cours de son séjour dans la région, la délégation devra aussi visiter plusieurs projets de développement, dont le nouveau port de Dakhla, la zone industrielle portuaire, des unités de congélation des produits de la mer, une station de dessalement des eaux de mer, des installations de serriculture, des fermes d'élevages d'autruches ainsi que plusieurs autres sites touristiques.
En vue d'attirer davantage d'investissements nationaux et étrangers dans le cadre d'une vision stratégique de développement intégré, les autorités publiques de la région ont mis en place des mesures incitatives pour faciliter les procédures administratives aux hommes d'affaires désirant lancer des projets à forte valeur ajoutée.
21 juillet 2009
L'UE doit de mener une enquête
L'UE doit de mener une enquête sur la lourdeur de la violation des droits de l'homme par ...
Die europäische Union soll eine Ermittlung über die schwerfälligen Verstoßungen gegen die Menschenrechte durch Polisario in den Lagern von Tindouf durchführen, hat Frau Delphine Bourgeois, Schöffin für europäische Angelegenheiten in Brüssel, erklärt. L'Union européenne doit de mener une enquête sur la lourdeur de la violation des droits de l'homme par le Polisario dans les camps de Tindouf en œuvre, est à Mme Delphine Bourgeois, Schöffin des affaires européennes à Bruxelles, explique.
Frau Bourgeois, auch Präsidentin der Stiftung "Med Eurocap", einer Organisation, die sich für die Förderung des Friedens und der Gerechtigkeit einsetzt, hat in einer Erklärung am Donnerstag der Presse versichert, dass es „unzulässig ist, dass solche Verstoßungen in der Nähe Europas verübt werden". Mme Bourgeois, également présidente de la Fondation "Med Eurocap", une organisation pour la promotion de la paix et de la justice, a, dans une déclaration à la presse jeudi assuré qu'il "est inadmissible, que telle violation à proximité de l'Europe faisant ".
Sie hat den Akzent auf die Wichtigkeit gelegt, eine tiefe Ermittlung zu eröffnen, in der Absicht, ein internationales Strafgericht vor Ort zu etablieren, damit Gerechtigkeit widerfahren werden kann und damit „die Urheber dieser Verstoßungen entlarvt werden, die von der Straflosigkeit profitieren". Elle a mis l'accent placé sur l'importance d'une profonde détermination à ouvrir, dans l'intention de créer un tribunal pénal international sur le terrain en place, afin que justice puisse être conduite, et donc "les auteurs de cette violation sont démasqués, de bénéficier de l'impunité".
Die belgische Verantwortliche hat sich als „skandalisiert“ und „schockiert“ durch die Bezeugungen der Opfer dieser Verstoßungen gegen die Menschenrechte erklärt, die sie in ihren differenten Missionen in der Region eingeholt hat, daran erinnernd, dass diese Bezeugungen und diese Beweise den Gegenstand eines Berichts und einer Bittschrift sind, und dies um eine internationale Ermittlung zu eröffnen, die dem Generalsekretär der vereinten Nationen, Herrn Ban Ki-Moon, unterbreitet werden werden. Le responsable belge a été "skandalisiert" et "choqué" par les témoignages des victimes de cette violation des droits de l'homme déclare que l'différente dans ses missions dans la région a pris, Rappelant que ces témoignages et ces preuves l'objet d'un rapport et d'une pétition, et ce pour une enquête internationale qui, au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-Moon, sont soumis.
„Es handelt sich darum, die internationale und europäische öffentliche Meinung sowie die Zivilgesellschaft in allen Foren zu mobilisieren, damit solche Akten, die im Widerspruch mit der internationalen Legalität und mit den Menschenrechten stehen, ans Tageslicht kommen können“, hat sie darauf bestanden. "Il s'agit de la coopération internationale et opinion publique européenne ainsi que la société civile dans tous les forums de mobiliser, pour que de tels dossiers, qui est en contradiction avec la légalité internationale et les droits de l'homme debout, peuvent venir au jour", at-elle insisté.
20 juillet 2009
Le projet de d'autonomie,(responsable paraguayen)
Le projet de d'autonomie, une "initiative très importante" pour la résolution du conflit du Sahara (responsable paraguayen)
Rabat - Le ministre conseiller du président paraguayen, M. Alejandro Hamed Franco, a affirmé, dimanche à Rabat, que le projet d'autonomie des provinces du Sud, présenté par le Royaume, demeure une initiative très importante pour résoudre le conflit du Sahara.
Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une entrevue avec le ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, M. Taib Fassi Fihri, le responsable paraguayen a déclaré avoir reçu des éclaircissements de la part des responsables marocains sur la proposition d'autonomie et qui confirment que ce projet demeure "une initiative très importante" pour le règlement de ce différend.
M. Hamed Franco s'est, par ailleurs, déclaré très optimiste quant à "l'avenir prometteur des relations bilatérales", relevant que les deux pays oeuvrent de concert pour le renforcement des liens de coopération dans les différents domaines, et la mise en oeuvre des accords déjà conclus dans ce sens.
De son cô té, M. Fassi Fihri a souligné que cette rencontre a été l'occasion de faire part au responsable paraguayen des derniers développements de la cause nationale, ajoutant que durant les derniers mois, "nous avons constaté que les autorités paraguayennes réagissent de manière positive au projet d'autonomie des provinces du sud".
Cette rencontre, qui intervient au lendemain de la première réunion de la commission mixte maroco-paraguayenne, a aussi été l'occasion de débattre des moyens de renforcer la coopération bilatérale dans les domaines économique, technique et social, a-t-il dit, soulignant la ferme volonté des deux parties de poursuivre leur partenariat, en particulier dans le volet économique.
D'autres questions ont figuré à l'ordre du jour de cette entrevue notamment, les derniers développement au Proche-Orient, la coopération entre l'Afrique et l'Amérique du Sud ou encore le suivi du sommet Monde arabe-Amérique du Sud, a-t-il précisé.
Le ministre conseiller du président paraguayen
Laâyoune: Le ministre conseiller du président paraguayen salue les efforts de développement dans la région
Laâyoune - Le ministre conseiller du président paraguayen, M. Alejandro Hamed Franco, s'est félicité samedi à Laâyoune des efforts de développement déployés dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra.
Dans une déclaration à la presse à l'issue d'une rencontre avec le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia-El Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, M. Mohamed Jalmous, M. Franco s'est dit impressionné par les réalisations accomplies dans cette région, soulignant que sa visite constitue une occasion pour s'enquérir des potentialités de la région et des efforts consentis pour conforter le processus de développement local.
Le responsable paraguayen a souligné par ailleurs que son pays, à l'instar de la majorité des pays d'Amérique latine, appuie les efforts déployés pour le règlement de la question du Sahara.
Lors de cette rencontre, M. Jalmous a présenté au responsable paraguayen, en visite de travail dans le Royaume, un aperçu sur les réalisations initiées dans la région depuis son retour à la Mère-Patrie.
M. Franco a suivi également un exposé présenté par un responsable du Centre régional d'investissement sur les potentialités que recèle la région et sur les opportunités d'investissement qu'elle offre notamment dans les secteurs du tourisme, de la pêche maritime, de l'élevage, du transport, de l'énergie et des mines.
Le président du Conseil municipal de Laâyoune, M. Hamid Ould Errachid a, de son cô té, salué la décision prise par le Paraguay concernant le retrait de sa reconnaissance de la pseudo +RASD+, invitant le ministre conseiller du président paraguayen à soutenir l'initiative marocaine d'autonomie au sein des forums internationaux.
Des ONG de Laâyoune appellent la Norvège
Des ONG de Laâyoune appellent la Norvège à contrôler l'aide destinée aux camps de Tindouf
Laâyoune, 19/07/09- Des ONG et des associations de droits de l'Homme de Laâyoune ont appelé la Norvège à la création d'un mécanisme de surveillance indépendant pour contrôler la répartition des aides humanitaires destinées à "nos frères et sœurs dans les camps de Tindouf".
Dans une lettre adressée à M. Jonas Gahr Store, ministre norvégien des affaires étrangères, le collectif, basé à Laâyoune, attire l'attention du gouvernement norvégien sur le détournement des aides destinées à ces camps.
Dans cette lettre, dont copie est parvenue à la MAP, le collectif tient à souligner au gouvernement et au peuple norvégiens que ses dons finiront dans les comptes privés des dirigeants du +Polisario+".
Il a émis le souhait que le gouvernement norvégien collabore avec son homologue marocain pour mettre fin aux souffrances des séquestrés de Tindouf et trouver une issue à cette situation.
Des sections de partis politiques à Laâyoune
Des sections de partis politiques à Laâyoune dénoncent les agissements d'un groupuscule de séparatistes hostiles au Royaume
Laâyoune - Les bureaux locaux de plusieurs partis politiques à Laâyoune ont dénoncé "les agissements irresponsables, hostiles à l'intégrité territoriale du Royaume, d'un groupuscule de séparatistes manipulés et inféodés à l'Algérie et à sa créature le polisario".
Dans un communiqué commun dont copie est parvenue samedi à MAP-Laâyoune, les bureaux locaux des partis de l'USFP, PJD, PAM, UC, PT, RNI, MP et du FFD ont souligné que cette "poignée de séparatistes", qui se sont rendus récemment en Algérie, exploitent le climat de liberté et d'ouverture qui prévaut dans le Royaume pour mener une propagande mensongère contre l'intégrité territoriale du Maroc.
Et d'ajouter que ce groupuscule d'individus qui sillonnent la planète et rentrent librement chez eux, au Maroc, profitent de ce climat d'ouverture pour afficher publiquement leur hostilité au Royaume et à son intégrité territoriale, faisant fi du consensus et de l'unanimité du peuple marocain à préserver ses acquis historiques et son unité territoriale.
Les représentants de ces formations politiques ont, par ailleurs, réitéré leur engagement à faire face à toute tentative visant à porter atteinte à l'intégrité territoriale du Royaume ou à ses causes sacrées.
Ils ont également exhorté l'ensemble des forces vives dans les provinces du sud à se mobiliser dans le cadre de la diplomatie populaire afin de défendre la question nationale.
16 juillet 2009
les pratiques d'esclavage dans les camps de Tindouf
Festival de Melbourne : Projection de "Stolen", un film sur les pratiques d'esclavage dans les camps de Tindouf
Melbourne- Les organisateurs du festival international du film de Melbourne ont retenu dans la programmation le film documentaire "Stolen" (Volés), qui dénonce les pratiques esclavagistes et la traite humaine dans les camps de Tindouf, en Algérie, en dépit des tentatives des adversaires du Maroc d'empêcher sa projection.
- Par Abderazak Tribaq -
La projection de ce documentaire fait suite à l'accord de la Fondation "Australian Screen" et celui du gouvernement australien, comme cela fut le cas en juin dernier, lors du festival international du cinéma de Sidney.
Le public, des cinéphiles et des critiques, se sont arrêtés sur l'ampleur des souffrances des populations marocaines sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf, et qui font l'objet de tous genres de pratiques d'avilissement de la part des tortionnaires du "Polisario", ainsi que de leurs parrains, les officiers de la sécurité militaire algérienne.
Programmé dans le cadre du festival de Melbourne (du 24 juillet au 9 août), "Stolen", une œuvre de l'australo-bolivienne, Violeta Ayala, coréalisatrice avec l'Australien Dan Fallshaw, relate en 75 minutes une douloureuse histoire d'esclavage et de traite humaine dans les camps de Tindouf.
Il s'agit de Fatim Salam qui retrouve sa mère "M'barka, après trois décennies de séparation. Toutes deux avaient été, en effet, vendues par les trafiquants d'êtres humains qui règnent en maîtres à Tindouf.
M'barka ne mâche pas ses mots. Elle raconte dans ce documentaire, comment elle s'est tombée dans les griffes d'un homme qui la traitait en esclave et avec qui elle a eu plusieurs enfants. La souffrance ne s'arrêta pas là, puisque la fille du maître alla à son tour prendre Fatim, fille de M'barka, en esclavage. Le martyre ne fait que s'accentuer, entraînant les victimes dans des souffrances indescriptibles.
Fins enquêteurs, les deux réalisateurs ont levé le voile sur une autre histoire d'une femme qui a exhibé devant la caméra son "acte de libération d'esclavage", soulignant que "si quelqu'un ose parler d'esclavage, il ira tout simplement en prison, ou disparaîtra une fois pour toutes".
N'ayant rien retenu de leurs vaines tentatives lors du festival de Sidney, en juin dernier, les séparatistes reviennent à la charge cette fois-ci, recoltant le même échec avec leurs soutiens, des élements gauchistes australiens marginaux, dans leur tentative d'écarter "Stolen" de la programmation.
Les séparatistes et leurs soutiens en étaient réduits à monter une mascarade débile, qui a laissé incrédules les cinéphiles, critiques et journalistes présents au festival international de Sidney. Ils ont, en effet, fait monter sur scène l'héroïne du documentaire, ramenée depuis les camps de Tindouf, pour lui faire dire, d'une voix cassée par la peur et l'effroi : "je suis l'héroïne de ce documentaire, je ne faisais que jouer".
Accompagnée de son mari, Fatim dont la voix et les traits du visage expriment toute l'angoisse et la peur, était restée depuis juin dernier en Australie pour se prêter, malgré elle, au même rôle, soufflé par ses maîtres-chanteurs .
Dans un récent point de presse, l'australo-bolivienne, Violeta Ayala a affirmé qu'elle est "vraiment désolée de ce qui se passe avec Fatim, contrainte à venir en Australie et jouer dans une misérable pièce de théâtre".
"J'ai parlé à sa mère ainsi qu'à son frère qui m'ont assurée qu'elle a été obligée de quitter les camps, +nous ne voulions pas qu'elle parte et quitte ses enfants, maintenant lorsque nous lui parlons, nous n'écoutons que cette peur qui l'habite. Elle ne peut pas parler+", a-t-elle dit.
De leur côté, les organisateurs du festival international de Sidney et les faiseurs de cinéma en Australie ont soutenu la décision de projection et regretté la vaine tentative de politisation de ce documentaire.
Le directeur exécutif du festival de Sidney, Marc Sarvaty a indiqué que "le choix de ce documentaire a été approprié. Nous n'avons pas l'habitude ni la mission de jouer au censeur ou à l'inquisiteur".
Par ailleurs, et devant leur fiasco pour faire l'impasse sur cette œuvre documentaire, les séparatistes et leurs parrains ont voulu faire diversion en alléguant d'une supposée "inexactitude dans la traduction du hassani à la langue anglaise".
La position des producteurs et réalisateurs du film n'a pas bougé d'un iota. Ce qu'ils ont filmé aux camps de Tindouf est bien une réalité vécue par une population sahraouie affamée, marginalisée et exclue par une poignée de bandits, soutenue et protégée par les soldats algériens.
C'est sur sollicitation du polisario, qui voulait un film de propagande en appui à ses thèses fallacieuses, que les deux réalisateurs se sont rendus, à l'origine, dans les camps, mais ils n'ont pu taire leur émoi devant des réalités aussi atroces, imposées par le polisario à ses victimes innoncentes. Violetta Ayala a tenu, contre vents etr marées, à relater l'histoire de son voyage à Tindouf. "Nous sommes partis pour réaliser un film sur les réfugiés sahraouis, le polisario l'avait voulu en faveur de sa propagande, mais une fois sur place, nous nous sommes rendus compte d'une réalité tout à fait différente de ce que nous croyons, le véritable challenge était cette condition malheureuse qui est devenue le principal sujet de notre film", raconte -t-elle.
"Les moments les plus terribles étaient ceux de notre arrestation et nous étions obligés de cacher les bandes dans le désert et de chercher la personne appropriée qui tâcherait de nous les rapporter par la suite", dit-elle.
"Quand je me rappelle ces moments là, mon corps frissonne , nous sommes partis filmer les camps de Tindouf, mais nous avons découvert que ces réfugiés vivotaient dans une prison politique", a-t-elle confié.
Les réalisateurs ont été arrêtés pendant une durée de six jours, et allaient rester les otages de leurs terribles geôliers, n'était l'intervention de l'Organisation des Nations Unies et de l'ambassade australienne qui leur ont permis de se rendre à Paris après avoir pris soin de cacher la pellicule.
Lorsque le front polisario s'est rendu compte de la tournure des événements, poursuit Violetta, il a commencé à exercer des pressions sur les producteurs pour arrêter le développement du film.
" Nous avions constamment peur que les pellicules fassent l'objet de vol", a souligné Violeta Ayala.
La réalisatrice australo-bolivienne, qui n'a pas caché son satisfecit quant à la fin de ce cauchemar, a promis d'apporter toute l'aide possible en faveur des séquestrés des camps de la honte à Tindouf.
"Je consacrerai 10 pc des recettes du film ainsi que les prix et distinctions qu'il reporterait et les affecterai à un fonds spécial chargé de contribuer aux retrouvailles des familles sahraouies qui souffrent de l'esclavage et des pratiques discriminatoires aux camps de Tindouf", a-t-elle promis.
15 juillet 2009
Charm el-Cheikh
L'Egypte chasse deux membres du "polisario" de l'enceinte des réunions préparatoires du Sommet du MNA
Charm el-Cheikh - Les autorités égyptiennes ont chassé deux membres du soi-disant "polisario" de l'enceinte des réunions préparatoires du Sommet des pays du Mouvement des Non-Alignés (MNA), tenues du 11 au 14 courant, apprend-on sur place de sources concordantes.
Ces deux éléments qui sont entrés en territoire égyptien avec des passeports algériens, ont tenté de s'infiltrer dans l'enceinte de ces réunions, mais leur tentative a été avortée, ajoute-t-on de mêmes sources.
Les réunions préparatoires du Sommet des pays Non-Alignés se sont tenues en présence des membres et des observateurs du Mouvement sans aucune présence du "polisario", précise-t-on de mêmes sources.

