Identité de vues entre l'immense majorité des députés français et le Maroc sur la question du Sahara (député Français)

Paris - Le député socialiste et membre de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale française, M. Jean-Michel Boucheron, a souligné "l'identité de vues entre l'immense majorité des députés français et le Maroc" sur la question du Sahara.

"Il y a une identité de vues entre l'immense majorité des députés français et le gouvernement marocain" sur l'affaire du Sahara, a déclaré M. Boucheron à la MAP, au terme d'une réunion, mercredi à Paris, du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, M. Taïeb Fassi Fihri, avec les membres de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale.

"L'immense majorité des députés français considère que le règlement de la question du Sahara" passe par "une large autonomie sous souveraineté marocaine", a-t-il affirmé.

Après avoir souligné "le rôle fondamental que joue le Maroc" en matière de sécurité et de développement dans la région, le député français a fait observer que "ce sont les problèmes internes de l'Algérie qui créent des problèmes au Sahara".

Et de signaler à cet effet que "tant que l'Algérie n'aura pas résolu ses propres problèmes internes, il y aura évidemment des tensions dans cette zone".

Dans une déclaration similaire, le député du Mouvement pour la France (MPF), M. Dominique Souchet, a affirmé que "la très grande majorité des membres de la Commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale est très attentive à la position marocaine".

"Nous sommes très nombreux à la Commission à accorder beaucoup d'intérêt à cette position marocaine d'ouverture" qu'il a qualifiée de "très constructive".

Soulignant son "attachement très profond au Maroc et à l'amitié franco-marocaine", M. Souchet a fait savoir qu'il avait perçu, durant son long séjour dans le Royaume, "l'importance capitale" qu'accordent les Marocains à la question de l'intégrité territoriale.

M. Souchet a, d'autre part, déploré l'attitude de l'Algérie de maintenir fermées ses frontières avec le Maroc, "d'une manière unilatérale, et de refuser tout dialogue au niveau ministériel dans tous les domaines" avec le Royaume.