29 juin 2009
Madrid le "polisario" ne restent pas impunis
L'ASADEDH souhaite que les crimes contre l'humanité commis par le "polisario" ne restent pas impunis
Madrid -29/06/09- L'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH) souhaite que les crimes contre l'humanité commis par les tortionnaires du "polisario" ne restent pas impunis et que les victimes de ces actes odieux ne tombent pas dans l'oubli.
A ce propos, l'ASADEDH enregistre avec satisfaction la décision de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale d'Espagne, d'examiner une plainte pour "génocide" déposée contre des dirigeants du "polisario", a souligné, lundi à Madrid, le président de cette Association, Ramadan Massoud, lors d'une rencontre avec la presse.
Cette plainte a été déposée le 14 décembre 2007 par l'ASADEDH et Houcine Bida, président de l'Association Pasverte et Dahi Aguai, président de l'Association des portés disparus du "polisario", deux des victimes des violations des droits de l'Homme perpétrées par le "polisario".
L'ASADEDH dénonce, dans le même contexte, la présence en Espagne de l'un des tortionnaires du "polisario" concerné par la procédure judiciaire pour "génocide" engagée par la justice espagnole contre 27 dirigeants de ce front et qui vise à déterminer les faits et responsabilités des personnes incriminées, a souligné M. Ramadan.
Il s'agit, a-t-il précisé, de Mahjoub Lincoln, chef de la sécurité de la représentation du "polisario" à Madrid.
M. Aguai a exprimé, pour sa part, sa confiance et celle des victimes des violations des droits de l'Homme perpétrées par le "polisario" quant à l'aboutissement de cette procédure engagée contre ces personnes, faisant savoir que parmi ces victimes figurent également cinq personnes de nationalités américaine, espagnole (2), française et belge.
"Le polisario est responsable de la disparition de plus de 800 personnes", a-t-il ajouté.
L'avocat de la partie plaignante, José Manuel Romero Gonzalez, a souligné que la procédure judiciaire engagée en Espagne contre le "polisario" contribuera à éclairer la société espagnole sur sa réalité et à dissiper le mythe de "mouvement de libération" qui l'entoure.
Il a qualifié de "favorable" la décision du tribunal central d'instruction N5 de l'Audience Nationale de dépêcher une commission rogatoire auprès des autorités algériennes pour recueillir des informations sur les violations des droits de l'Homme perpétrées dans les geôles du "polisario" sur le territoire algérien.
Me Gonzalez a relevé que cette décision montre que la justice espagnole "est convaincue de l'existence de preuves suffisantes permettant d'entamer une enquête" sur ces actes.
La plainte déposée contre les séparatistes est intervenue après une visite de plusieurs membres du barreau espagnol dans les provinces du Sud où ils avaient recueilli les témoignages de près de 50 personnes et constaté de visu les traces de torture qu'ils portent toujours sur leurs corps. Elle a été appuyée par des dossiers médicaux rédigés par des experts internationaux, qui ont constaté l'état physique et psychique des victimes, dont 76 cas à Laâyoune seulement.
Après cette plainte, le "polisario" avait rappelé d'urgence ses "représentants" à Madrid et à Las Palmas, Brahim Ghali et Luchaa Obeid, par crainte de les voir arrêtés par les autorités judiciaires espagnoles.
l'esclavage dans les camps de Tindouf
Fatem et Embarka devenues des symboles de la lutte contre l'esclavage dans les camps de Tindouf
Par Abderrazak Tribek Sidney - Fatem et Embarka, deux femmes sahraouies sont devenues des symboles de la lutte contre l'esclavage et le trafic des êtres humains dans les camps de Tindouf en territoire algérien, après que leur cas ait été révélé dans le documentaire australien (Stolen), présenté, en première, la semaine dernière au festival de cinéma de Sidney.
Ce film a fait l'objet d'une campagne insidieuse de la part des séparatistes du Polisario qui ont usé de tous les moyens pour empêcher sa projection, ce qui a amené les producteurs du documentaire à travailler dans la confidentialité pour en parachever le montage de peur que les bandes ne leur soient volées.
Le documentaire (Stolen), réalisé par l'Australo-bolivienne, Violeta Ayala et l'Australien Dan Fallshaw, relate, en 75 minutes, une histoire sisyphienne de l'asservissement dans les camps de Tindouf.
C'est l'histoire de Fatem Salam, qui a retrouvé sa mère après trente années de séparation, les deux femmes ayant été vendues par les trafiquants d'êtres humains qui dirigent les camps de Tindouf.
Dans ce documentaire, Embarka raconte son histoire avec son maître qui la traite comme une esclave et avec lequel elle a eu plusieurs enfants, soulignant que sa fille a été également réduite à l'esclavage par la fille de ce dernier.
Le documentaire apporte également des témoignages poignants, dont celui d'une femme qui a présenté devant les caméras le certificat de son affranchissement.
"Si tu parles d'esclavage, ils te jettent en prison, ou tu disparais tout simplement", a affirmé cette femme.
Aucun film du festival de cinéma de Sidney, qui s'est achevé le 14 juin courant n'a soulevé un débat aussi vif, que celui dont "Stolen" a fait l'objet.
Les séparatistes ont mené une vaste campagne et mobilisé des fonds importants, non seulement pour empêcher la projection du documentaire, mais pour l'enterrer purement et simplement.
Après l'échec de toutes leurs tentatives pour que ce film ne voie pas le jour, les séparatistes s'activent actuellement pour empêcher sa projection au festival de cinéma de Melbourne (24 juillet-9 août), après que la direction de ce festival ait fait part de son intention de le programmer au cours de cette édition, dans une date qui sera fixée après l'établissement de la liste définitive, le 10 juillet prochain.
+Vaines tentatives d'enterrer le documentaire+
Les sbires du Polisario ont essayé, tout d'abord d'empêcher que le documentaire s'achève, usant de tous les stratagèmes pour dénaturer son contenu et faire en sorte que les images choquantes qu'il comporte ne parviennent pas au public.
Dans une folle offensive, ils ont rameuté ainsi des journalistes étrangers acquis à leur thèse et les ont soudoyés afin qu'ils leur confectionnent des reportages à leur mesure, où les victimes filmées dans «Stolen» se dédisent et se désavouent en prétendant avoir touché de l'argent des réalisateurs pour assurer des rôles.
Mais toutes ces tentatives ont été vouées à l'échec face à la réalité de la pratique de l'esclavage dans les camps de Tindouf. Plusieurs voix se sont élevées, dénonçant cette réalité, en particulier dans les médias australiens.
Ainsi Romana Cacchioli, de l'Organisation de lutte contre l'esclavage a affirmé que toutes les scènes du documentaire sont véridiques, confiant au journal "Brisbane Times" que l'existence de cas similaires est attestée par les médias espagnols.
Au soir du 11 juin, jour de la projection, pour la première fois du documentaire, les séparatistes ont tenté vainement de faire d'une manifestation de cinéma un événement politique. Ils ont ainsi fait venir Fatem des camps de Tindouf, au cinéma du boulevard June George à Sidney. Profitant de la présence de centaines de journalistes, de cinéastes et d'hommes politiques, ils l'ont présentée devant tout ce parterre pour dire d'une voix apeurée et terrorisée " je suis l'héroïne du documentaire. Je n'ai fait qu'interpréter le rôle".
Fatem, dont les propos étaient traduits par Kamal Fadel, qui n'est autre que le représentant du Polisario à Sidney, a déclaré également aux journalistes : "Comment pourrais-je être esclave, alors que je suis maintenant en Australie en compagnie de mon époux. Les réalisateurs du documentaire se sont moqués de nous et dénaturé les vérités et la réalité dans les camps".
"Nous les avons accueillis parmi nous. Ils ont partagé nos repas et m'ont fait miroiter, comme à des dizaines de personnes qu'ils ont filmées beaucoup de choses, nous ont donné de l'argent, mais menti sur notre vie. Ils ont prétendu qu'ils veulent réaliser un documentaire sur la réunification des familles sahraouies, mais en fin de compte, ils sont partis sans dire au revoir".
Ayala a déploré lors d'une conférence de presse la terreur vécue par Fatem aux mains de ses tortionnaires qui l'ont emmené en Australie la forçant à camper un rôle dans cette misérable pièce de théâtre.
"J'ai parlé au téléphone avec sa mère et son frère qui m'ont dit qu'elle a été forcée de quitter les camps. Nous ne voulions pas qu'elle quitte ses enfants et quand nous lui parlions, nous n'entendions que les échos de la peur et de la terreur. Elle a extrêmement peur et ne peut pas s'exprimer", a dit Ayala.
Les responsables du festival et plusieurs cinéastes australiens ont soutenu la projection de ce documentaire, en déplorant les vaines tentatives de sa politisation. Le directeur exécutif du festival du cinéma de Sydney, Mark Sarfaty, a affirmé que "le choix de projeter ce film est approprié. Ce n'est pas notre rôle d'agir comme législateur ou censeur".
"Le choix des films est basé sur la qualité, la demande du public et une réelle volonté de présenter des histoires et des expériences inédites ", a affirmé, pour sa part, Claire Stewart, la directrice du festival.
Pour les deux réalisateurs, la projection de ce film au festival de Sydney constitue " une petite victoire" eu égard à la campagne de propagande et de mensonges menée par des parties hostiles à cette projection et soutenant le Polisario et d'autres parties qui disposent de moyens que les réalisateurs, mus par le seul souci de transmettre la vérité en toute sincérité, ne possèdent pas.
Violetta a critiqué certains organes de presse qui, sans voir le film, ont demandé qu'il ne soit pas projeté et a fait savoir que les responsables du festival ont été avertis que le Polisario va "s'approprier le film et détourner la cause principale, qui raconte la misère des camps, l'esclavagisme et l'asservissement afin d'en faire une question politique ".
"Nous avons mené un travail documentaire de recherche. Il s'agit d'un documentaire réaliste et non pas du fruit de l'imagination. Il décrit des problèmes pénibles vécus dans les camps de Tindouf. Si les Nations Unies n'ont pas été capables de résoudre ce conflit vieux de 30 ans, qui sommes-nous pour politiser ce film ? C'est regrettable que le Polisario cherche à détourner les vérités ", s'indigne-t-elle.
Le film a bénéficié d'un financement de près de 251.000 dollars accordé par l'organisme de cinéma " Screen Australia ".
"Le Polisario a su mobiliser ses partisans ici, mais leur cause est perdue", note Tom Zubrycki, le producteur du film qui a une longue expérience dans la production des documentaires, se demandant: "comment peut-on nier les réalités décrites dans ce film ?"
+ La naissance de l'idée du film+
Née en Bolivie, Violetta, qui s'est installée en Australie en 2003, indique que l'idée de réaliser ce film lui est venue après avoir rencontré une Sahraouie alors qu'elle était avec Dan en Mauritanie en tournage. Cette femme l'a approchée et a commencé à lui parler de la question du Sahara et du drame des personnes séquestrées. La vie de cette femme séparée de sa mère séquestrée dans les camps de Tindouf l'a profondément émue.
Elle a ajouté, lors d' une conférence de presse tenue en marge du festival, qu'ils ont décidé, après le tournage du film, de se rendre dans les camps de Tindouf pour tourner un documentaire sur les camps et les conditions de vie difficiles des personnes qui y sont séquestrées. Elle ajoute que soutenus et encouragés par les mercenaires du Polisario, "nous sommes allés à Tindouf pour réaliser un film sur les Sahraouis».
"Le Polisario voulait un film de propagande, mais nous avons découvert des réalités différentes de ce à quoi nous nous y attendions. Ces réalités sont devenues le véritable enjeu et le thème principal de notre film. Les pires moments ont été les souffrances que nous avons vécues quand nous avons été détenus. Nous avons été forcés de cacher les enregistrements et chercher une personne capable de les sortir du Sahara", a-t-elle expliqué.
"J'ai encore froid au dos au souvenir de cette période. Nous étions partis pour réaliser un film sur les camps et nous avons découvert que les populations vivaient dans une prison politique ", affirme-t-elle.
Les deux réalisateurs ont même été détenus pendant six jours avant de pouvoir s'enfuir à Paris, avec l'aide de l'ONU et de l'ambassade d'Australie.
A notre retour en Australie, ajoute Violeta, le Polisario a lancé une campagne d'envergue pour inciter les producteurs à empêcher la poursuite du tournage.
« Nous avions peur qu'ils ne volent le film» raconte-t-elle sans cacher sa satisfaction que le cauchemar ait pris fin, tout en promettant d'accorder tout son soutien aux familles séquestrées dans les camps de la honte en territoire algérien.
« Je promets de réserver 10 pc des revenus de ce film et des prix reçus pour créer un fonds spécial pour soutenir la réunification des familles souffrant de discrimination, d'esclavagisme et d'asservissement dans les camps de Tindouf et de mettre en place un réseau pour réhabiliter les familles qui ont été libérées», a-t-elle soutenu.
Le Haut Patronage du Président Sarkozy (Sénat français)
La proposition d'autonomie, une solution "pragmatique et moderne" de la question du Sahara (Juriste français)
Paris - L'initiative marocaine d'autonomie dans les provinces du Sud permet la résolution de manière "pragmatique et moderne" de la question du Sahara, tout en se référant au principe d'autodétermination et aux dispositions de la Charte des Nations Unies, a estimé lundi à Paris le Doyen Michel de Guillenchmidt, Professeur à l'Université Paris Descartes.
"A bien des égards, l'offre faite par le Maroc aux Nations Unies constitue un projet moderne, qui se fonde sur l'idée que le thème de l'indépendance (..) est dépassé, en raison notamment de la mondialisation, de l'internationalisation des économies et de l'ampleur des circulations des personnes dans l'ensemble de la planète", a soutenu M. de Guillenchmidt, qui s'exprimait lors de la cérémonie d'ouverture d'un colloque sur le thème: "Le développement politique, social et économique du Maroc. Réalisations (1999-2009) et perspectives".
Démontrant le caractère désuet et anachronique de l'option d'indépendance, ce juriste français a souligné que de nombreux Etats, regardés comme unitaires, se sont orientés chacun à sa manière mais avec un même but de décentralisation, vers des systèmes fédéraux ou qui se rapprochent des régimes fédéraux.
Il en a ainsi été notamment le cas de l'Italie après la seconde guerre mondiale, de l'Espagne de l'après Franco, mais aussi du Royaume Uni, suite au rétablissement des parlements écossais, en 1997, gallois et d'Irlande du nord en 1998, a-t-il rappelé, faisant remarquer que la France, Etat unitaire par excellence, infléchit ses principes, dans les dossiers concernant la Nouvelle Calédonie et la Polynésie.
Le doyen Michel de Guillenchmidt a formé le vœu de voir "le polisario et derrière lui, l'Algérie - qui a sans doute bien autre chose à faire que d'user de ses forces dans le conflit absurde qu'elle a engagé avec le Royaume voisin - saisir l'occasion" qu'offre l'initiative marocaine d'autonomie.
"Au-delà des deux Etats, tout le monde y gagnerait", avec l'initiative d'autonomie, a-t-il assuré, observant que le projet de partition du Sahara marocain "n'est pas seulement une séquelle de la guerre froide, mais aussi l'héritage d'une certaine vision hégémonique" de l'Algérie.
Soulignant l'affaiblissement des thèses favorables aux séparatistes constaté au sein des Nations Unies, il a rappelé que l'ancien envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU, Peter Van Walsum, avait conclu que l'indépendance du Sahara "n'est pas une option réaliste" et appelé au "réalisme et au compromis".
La proposition d'autonomie représente un "projet précis et avancé" et consiste à conférer aux provinces du Sud un statut "véritablement très proche de celui d'un Etat fédéré", a conclu Michel de Guillenchmidt, également conseiller d'Etat honoraire.
Ce colloque organisé au Sénat français se tient sous le Haut Patronage du Président français Nicolas Sarkozy, et à l'initiative du Centre de droit international, européen et comparé (CEDIEC) de la faculté de droit (Université Paris Descartes) et de l'Observatoire d'études géopolitiques (OEG).
"Le Haut Patronage du Président Sarkozy est un témoignage très fort de l'amitié qui lie la France et le Maroc, mais aussi de l'intérêt du Chef de l'Etat français pour la rive sud de la Méditerranée", a déclaré à la MAP le Directeur de l'Observatoire d'études géopolitiques, Charles Saint-Prot, indiquant que cette rencontre se fixe pour objectif "de revenir sur les réalisations qu'a connues le Royaume depuis l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI".
Pour sa part, le Président du groupe d'amitié France-Maroc au Sénat, Christian Cambon, a mis en exergue les relations "fortes et anciennes" qui unissent les deux pays, saluant les réformes mises en œuvre sous l'impulsion de SM le Roi pour assurer le développement politique, social et économique du Royaume.
"Dans tous les domaines, force est de constater que des avancées particulièrement importantes ont été réalisées et les perspectives d'avenir sont tout à fait encourageantes", a-t-il fait observer, soulignant la volonté du groupe d'amitié, l'un des groupes les plus importants au Sénat, de soutenir et d'accompagner la politique conduite par le Maroc et de renforcer davantage les relations qui unissent les deux pays.
M. Ross poursuivra son action (Taïb Fassi Fihri.)
M. Ross poursuivra son action sur la base de ce qui a été fait par les Nations Unies et son prédécesseurFih (Taïb Fassi ri)
Rabat- L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross poursuivra son action sur la base de ce qui a été fait par les Nations Unies et son prédécesseur, les acquis réalisés durant ces dernières années et la dynamique enclenchée par l'initiative marocaine d'autonomie, a indiqué le ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Taïb Fassi Fihri.
L'action de M. Ross s'opère "dans le cadre d'une mission bien définie" visant la mise en œuvre de la dernière résolution du conseil de sécurité, a indiqué M.Taib Fassi Fihri, lors d'un point de presse à l'issue d'une séance de travail, lundi à Rabat, avec M. Ross.
Cette résolution insiste sur la nécessité de prendre en compte ce qui a été entrepris durant les dernières années, notamment les acquis et la dynamique créée par l'initiative marocaine d'autonomie en tant que solution consensuelle à la question du Sahara, a-t-il précisé, soulignant que "cette proposition est le fruit d'un large processus de concertations aux niveaux politique, gouvernemental et local, et qui a été saluée par la communauté internationale".
L'objectif de cette initiative est de parvenir à une solution consensuelle dans le cadre des nations unies et dans le respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale marocaines, a-t-il ajouté.
Il a rappelé que le Conseil de sécurité des Nations Unies "avait décidé d'organiser le cinquième round à travers une ou des rencontres informelles en vue d'instaurer le meilleur environnement possible à la tenue effective, positive et directive de ce cinquième round".
Le Maroc est disposé à adhérer positivement à ce processus de réunions informelles, et à s'inscrire dans cette démarche préparatoire, car, a-t-il estimé, "l'essentiel c'est la demande du Conseil de Sécurité à toutes les parties d'engager des négociations sérieuses et substantielles qui prennent en compte les efforts déployés par le Maroc, selon une approche réaliste et tournée vers l'avenir".
A l'issue de cet entretien, M. Ross avait affirmé, lors d'un point de presse, que "la voie est maintenant ouverte à la première réunion informelle dont la date et le lieu seront fixés bientôt".
L'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU était arrivé samedi après-midi au Maroc, dans le cadre d'une tournée dans la région qui l'a également conduit à Alger, Tindouf et Nouakchott.
28 juin 2009
Las Palmas - L'Algérie,du dossier du Sahara ( sociologue
L'Algérie est le grand responsable de la "tragi-comédie" du dossier du Sahara ( sociologue)
Las Palmas - L'Algérie, qui aspire à devenir une puissance dans la région, est le grand responsable de la "tragi-comédie" qu'on vit quotidiennement au Sahara, a affirmé, jeudi soir à Las Palmas, le sociologue marocain Mohamed Cherkaoui.
La question du Sahara compte parmi les "moyens de pression utilisés par Alger, aux côtés du pétrole et du gaz" pour servir le rêve hégémonique du pouvoir algérien, a affirmé le professeur Cherkaoui, devant un parterre de personnalités canariennes et marocaines lors de la présentation de son livre "El Sahara, Vinculos sociales y retos geostratégicos" (Le Sahara, liens sociaux et enjeux géostratégiques) organisée à l'initiative du club "Atlantic Business Club" (ABC), en collaboration avec deux ONGs locales.
Pour le sociologue, Alger, qui rêve de devenir une puissance régionale en Afrique du nord, utilise la question du Sahara pour faire du "chantage" constant au Maroc, soulignant que le problème du Sahara ne peut pas être compris sans une +analyse profonde+ des relations entre le Maroc et l'Algérie.
Il a fait observer que l'Algérie bloque, depuis trois décennies, toute solution du contentieux du Sahara dans une tentative de servir ses rêves hégémoniques sur la région subsaharienne et en Afrique du Nord et le pouvoir algérien n'a jamais renoncé à cette ambition de se transformer en une puissance régionale pour dominer l'ensemble de l'Afrique du Nord et contrôler les pays du Sahel.
"Il est aisé d'imaginer les conséquences stratégiques pour l'Europe du Sud et tout l'Ouest de la Méditerranée si Alger arrivait à ses objectifs", souligne l'auteur de ce livre, qui a été présenté par le maire de Las Palmas, M. Jeronimo Saavedra, et les professeurs Rafaël Esparza, expert dans les affaires du Maghreb et José Francisco Fernandez Belda.
La cérémonie s'est déroulée en présence notamment du Consul général du Maroc à Las Palmas, M. Abderrahmane Liebek, de l'ambassadeur et ex-consul du Royaume aux îles Canaries, M. Brahim Moussa, ainsi que d'universitaires, de journalistes et d'acteurs de la société civile dans l'archipel des Canaries et membres de la communauté marocaine.
Commentant l'ouvrage, le maire de Las Palmas a souligné la rigueur scientifique de cet essai, affirmant qu'il s'agit "d'un document unique", qui donne des éclairages sur le dossier du sahara.
L'auteur du livre a utilisé des modèles statistiques et des réalités objectives alors que dans d'autres écrits faits dans le passé il n'y avait que des +sentiments+ pour parler de ce problème, a souligné M. Saavedra, ex-ministre et ex-chef du gouvernement autonome des îles Canaries.
Dans cet ouvrage, paru en 2007 aux éditions The Bardwell Press (Royaume Uni) et qui avait été présenté en avril dernier à Madrid et à Barcelone, le chercheur Cherkaoui explique les raisons du refus algérien et la persistance du pouvoir algérien à bloquer la recherche de toute solution à ce contentieux.
L'auteur indique qu'il y a des raisons de politiques intérieure et extérieure derrière ce refus. Les dirigeants d'Algérie ont toujours voulu détourner le regard des citoyens à l'intérieur, et exporter leurs problèmes vers les frontières et chercher ensuite un +bouc émissaire+ pour lui attribuer la responsabilité de tous ses maux et Alger n'a "jamais renoncé" à son envie de devenir une puissance régionale, chose qualifiée par M. Charkaoui, d"hybris impérial".
Le sociologue note que la politique algérienne actuelle viole tous les engagements que les dirigeants d'Alger avaient pris avant 1975, lorsqu'ils reconnaissaient la marocanité du Sahara.
Le livre inscrit par ailleurs la solution de l'autonomie au Sahara dans le cadre du vaste chantier de réformes sans précédent que le Maroc a entreprises depuis dix ans et qui ouvrent de nouvelles perspectives politiques.
D'autre part, dans son ouvrage, Cherkaoui a mis en garde que la zone de la région qui s'étend de l'Atlantique à la mer Rouge, risque de sombrer dans la "balkanisation", en esquissant dans ce cadre une réflexion sur les relations entre les défaillances des Etats, la déterritorialisation du terrorisme, la tentation tribale de mouvements politiques et certaines conséquences sur la sécurité intérieure et extérieure des pays.
"Je ne suis pas un prophète", dit-il, "mais le livre a été rédigé avant la crise globale qui nous affecte. J'affirme ici qu'il existe une vaste zone qui s'appelle +Ellipses de crises+, qui s'étend depuis l'Atlantique jusqu'à la Mer Rouge et ses conséquences peuvent déjà être examinées".
Mohamed Cherkaoui, qui est directeur de recherche au Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), directeur du Groupe d'Etude des Méthodes de l'Analyse sociologique du CNRS et de l'Université de Paris-Sorbonne, met en garde que les problèmes +les plus graves+ auxquels fait face le monde occidental viendront de cette zone.
"On doit seulement chercher dans l'Internet où se produisent les plus grands problèmes climatiques ou les flux migratoires vers l'Europe", dit le sociologue marocain, ajoutant que dans un contexte semblable, les conditions seraient plus qu'"appropriées pour l'apparition des groupes terroristes et le développement de l'immigration illégale".
"Tous les autres Etats de la région seront exposés à la menace de ces forces déstabilisatrices, à commencer par la région des Iles Canaries", dit-il.
A signaler qu'au début de la cérémonie, une petite bande de séparatistes accompagnée de quelques sympathisants a tenté d'accéder à la salle, mais elle a été expulsée des lieux par la sécurité espagnole.
Dakhla - L'initiative marocaine (révérend américain)
L'autonomie est "une solution privilégiée" pour résoudre définitivement la question du Sahara (révérend américain)
Dakhla - L'initiative marocaine d'accorder une large autonomie aux provinces du sud constitue "une solution privilégiée" qu'il faut saisir pour résoudre définitivement la question du Sahara, a souligné vendredi soir le révérend américain Richard Cizik.
"Cette proposition, qui pose les jalons d'une solution durable pour la question du Sahara, peut servir de modèle pour le règlement d'autres conflits dans le monde", a déclaré à la MAP le révérend Cizik, également président de l'Association américaine "The New Evangelikals", au terme de sa visite de trois jours dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira.
Après avoir rappelé que "les précédentes options (proposées) pour résoudre cette question se sont avérées irréalisables", il a noté que "l'option d'autonomie est une solution réaliste où tout le monde gagne. Elle est d'autant plus intéressante qu'elle permet de résoudre des questions humanitaires et de réunir les familles sahraouies".
Le révérend Cizik, également rattaché à l'Institut pour une société ouverte (Open Society Institute) de George Soras a, par ailleurs, mis en relief les efforts déployés pour réaliser le développement durable dans les provinces du sud du Royaume, mettant l'accent sur le rôle des autorités locales, des élus et de la société civile dans cette dynamique de développement local.
Il s'est félicité également des avancées réalisées au Maroc dans différents domaines à la faveur des réformes engagées au cours des dernières années, notant que "ces réformes ont fait du Maroc un modèle pour les pays en développement".
De son côté, le président de l'Association américaine "Caravane de l'amitié", M. Kirtley Timothy Michael a affirmé que le Maroc a fait une "offre très courageuse pour aller de l'avant dans la résolution définitive du dossier du Sahara".
Au cours de leur séjour à Dakhla, MM. Cizik et Kirtley ont tenu une série de réunions, notamment avec le wali de la région de Oued-Eddahab-Lagouira, gouverneur de la province de Oued-Eddahab, M. Hamid Chabar, des élus et des acteurs de la société civile.
Laâyoune- M. Abrih Ibrahim
Laâyoune- M. Abrih Ibrahim, un citoyen des provinces du sud, a appelé à faire la lumière sur le sort de son frère Abrih Ahmed, plus connu sous le nom de Khalil Ahmed, disparu en janvier dernier dans la capitale algérienne. Dans une lettre adressée au Groupe de travail des Nations Unies sur les disparitions forcées ou involontaires (GTDFI), M. Abrih a souligné, sur la base d'informations recueillies par la famille de sources dignes de foi que son frère "a été enlevé à Alger". Dans cette lettre, dont copie est parvenue vendredi à la MAP, il a demandé à apporter un soutien à la famille pour que toute la lumière soit faite sur le sort de son frère et appelé à sa libération sans condition. Né en 1953, Khalil Ahmed de la tribu Rguibat Souwaad, a poursuivi ses études à Fès et est titulaire d'une licence en philosophie et d'un doctorat en sciences politiques et sociales. Considéré comme étant l'un des membres fondateurs du polisario, Abrih Ahmed a occupé les poste de chef du service des renseignements dans les camps de Tindouf, conseiller en charge de l'information et de la politique générale, puis conseiller chargé des droits de l'Homme auprès de la soi-disant direction du polisario. Par ailleurs, un autre citoyen des provinces du sud, répondant au nom de Otman Ahmed Ould Bouya Ahmed Laâroussi a été enlevé par le polisario, indique un communiqué de l'association le Sahara marocain (ASM). Le communiqué cite également le cas de M. Hafdal Ould Laabed qui a été harcelé par les agents du polisario et menacé de liquidation corporelle "parce qu'il a osé exprimer son opinion devant le grand public et refusé de faire un fonds de commerce des souffrances de la population de Tindouf à des fins personnelles des dirigeants du polisario". Un autre citoyen, Fadli Baba Ouled Jouli, poursuit la même source, a été empêché d'entrer aux camps de Tindouf depuis plus d'un an et demi "parce qu'il a dit non à l'exploitation des souffrances de la population des camps et pour son appui à l'initiative de l'autonomie proposée par le Maroc".Un citoyen des provinces du sud réclame la vérité sur le sort de son frère disparu en Algérie
26 juin 2009
إنه الصيف... هيا نمرح مع أطفال البوليساريومدريد- نبيل دريوش
من المتناقضات في إسبانيا أن مكتب البوليساريو يوجد في حي مغربي بامتياز
مدريد- نبيل دريوش
عندما تكون في مدريد تتعلم، مع الوقت، كيف تتعايش مع أطفال البوليساريو الذين تصادفهم أحيانا في الشوارع يتجولون أو في المطاعم يخوضون معاركهم ضد الأكل بالشوكة والسكين، فعندما ترى طفلا أسمر وسط عائلة إسبانية، خجولا، لا يتكلم الإسبانية، تعلم أنه طفل جاء من تلك النقطة الحارقة في الصحراء الشرقية التي تسمى على الخرائط: تندوف، أي تلك المنطقة التي يتدرب فيها الأطفال على حمل السلاح ضدك ذات يوم ولا يرضعون من أثداء أمهاتهم غير حليب الحقد عليك، إنك العدو الذي يلتقيه الطفل الأسمر على أرض المستعمر القديم للصحراء، فيحذره ولا يكلمه، وأنت بدورك تحذره ولا تبتسم في وجهه مثلما تفعل عادة مع الأطفال، رغم أنك تعلم أنه مجرد صبي، أمنيته الوحيدة في الحياة هي أن يحصل على بوظة مثلجة ويلتقط صورة أمام نافورة عمومية، لكنك تفهم مع الوقت أن الأطفال الحقيقيين هم أولئك الساسة الذين خلقوا وضعا شاذا في منطقة المغرب العربي أشبه بمسرحية وضع لمساتها أكثر المخرجين فشلا في العالم.
ومن المتناقضات التي تعج بها إسبانيا أن مكتب تمثيلية البوليساريو لا يوجد إلا في حي «لافابييس» الذي يعد حيا مغربيا بامتياز، وهو أكثر الأحياء التي تجد فيها شعارات انفصالية يقرؤها المهاجرون المغاربة يوميا وهم في طريقهم إلى منازلهم ويتعايشون معها منذ سنوات. وللمهاجرين المغاربة قصص مع أطفال البوليساريو الذين يأتون إلى إسبانيا كل صيف، فمحمد، الذي قضى أكثر سنوات عمره في الجارة الشمالية، سيجد نفسه ذات يوم وجها لوجه مع صف من أطفال الصحراء الذين توقفت بهم المشرفة الإسبانية أمام محل كان يملكه في حي «لافابييس»، كانوا يريدون اقتناء حقائب يضعون فيها طعامهم، عرفهم محمد من أول نظرة، انحنى على الطفل يسأله من أين أنت؟ بقي الطفل صامتا ولم ينبس ببنت شفة، ثم قال بصوت مرتعش: «من الصحرا»، وهنا تتدخل المشرفة الإسبانية لتطلب منه ألا يطيلَ الحديث مع الأطفال ويخبرَها بثمن الحقيبتين، لكن المشرفة الإسبانية ستصاب بصعقة نفسية عندما سيجيبها المهاجر المغربي البسيط جوابا لم يكن ليخطر على بالها: سيدتي هؤلاء أبناء وطني وأنا أهديهم هاتين الحقيبتين.
الإسبان أيضا منقسمون بشأن أطفال البوليساريو، فخلال النقاش معهم يرى بعضهم أن الزيارات الصيفية لأطفال البوليساريو غير إنسانية بحكم أن الطفل يأتي من جحيم الصحراء والفقر الذي ولد فيه ولا يعرف عالما غيره إلى أوربا النظيفة، والنكتة التي يحكيها هؤلاء وغالبية العائلات التي استضافت طفلا من المخيمات أنه في اليوم الأول يدخل إلى الحمام ويفتح صنبور الماء ويبقى مشدوها أمام منظر الماء الذي يتدفق منه، لكن هذا الطفل يكون عليه، بعد انقضاء فصل الصيف، أن يعود إلى تندوف مرة أخرى بعد عدة أسابيع في الفردوس، وعندما يتجاوز سنا معينا يكون محكوما عليه بأن يقضي بقية عمره تحت خيام مهترئة يحفها الغبار من كل جانب.
24 juin 2009
المغرب/الجزائر/محتجزون
رابطة المدافعين عن حقوق الانسان تثير الانتباه الى الوضعية اللاإنسانية للمحتجزين في تندوف
العيون /23 /06/ومع / أثارت رابطة المدافعين عن حقوق الإنسان بالأقاليم الجنوبية انتباه الرأي العام الدولي إلى الوضعية اللاإنسانية التي يعاني منها المحتجزون بمخيمات تندوف فوق التراب الجزائري.
وقالت الرابطة, في بيان بمناسبة اليوم العالمي للاجىء توصلت به وكالة المغرب العربي للانباء أمس , إن "الوضعية اللاإنسانية التي لا يزال أبناؤنا يعانون منها أصبحت موضوع متاجرة وابتزاز من قبل أولئك الذين يضيقون الخناق عليهم هناك, ويضربون عليهم الحصار الذي تعذر على أكثر من منظمة دولية اختراقه".
وأشارت الرابطة إلى أن العديد من المواطنين الصحراويين عبروا عن رفضهم لتلك الوضعية والتحقوا بوطنهم الأم , كما استغل بعضهم فرصة برنامج تبادل الزيارات العائلية, التي تشرف عليه المفوضية العليا لشؤون اللاجئين وفضلوا البقاء بين ذويهم بالاقاليم الجنوبية , فيما فر آخرون الى عدد من دول الجوار كاسبانيا وموريتانيا .
وبهذه المناسبة , دعت الرابطة الى العمل على " رفع المعاناة عن اخواننا بمخيمات تندوف, ومراقبة المساعدات الانسانية التي تصل إليهم ".
كما دعت إلى وضع حد للبيانات التجارية التي تلبس لبوسا حقوقيا مدعية الوقوف الى جانب هؤلاء, بينما هي تسعى في الحقيقة الى إدامة الوضعية التي ترتهن ببقائها عدة جمعيات تتاجر بالقضية
21 juin 2009
منظمة غير حكومية صحراوية
منظمة غير حكومية صحراوية تندد بإقصائها من نقاش حول حقوق الإنسان بباريس
باريس 21-6-2009 ندد رئيس اللجنة الخاصة المكلفة بالصحراء المغربية في أوروبا، الحسن بنحمو، بإقصائه من نقاش جرى أمس السبت بالجمعية الوطنية الفرنسية حول موضوع "من أجل مغرب كبير لحقوق الإنسان".
واستنكر السيد بنحمو "مثل هذه الممارسات اللا ديموقراطية" التي، والأدهى من ذلك، تقع داخل "مؤسسة ترمز إلى الديمقراطية والتنوع وحرية التعبير".
وقال السيد بنحمو، في تصريح لوكالة المغرب العربي للأنباء، إنه "في كل مرة كنت أريد فيها تسليط الضوء على الوضع السائد في مخيمات المحتجزين بتندوف، وحول الحرمان من الحريات وأبسط حقوق الإنسان، كانت مسيرة اللقاء تقاطعني باستمرار".
وكان السيد بنحمو يأمل في إطلاع الحضور على تدهور الوضع الإنساني للسكان، لا سيما ممارسات الاسترقاق بمخيمات تندوف، مضيفا أنه "للأسف كانت المسيرة تعارض تدخلي".
وأعرب عن أسفه لكون مثل هذه النقاشات تدار من أشخاص "معروفين بتحيزهم لأطروحات الانفصاليين"، وكذا لكون مسيرة النقاش "تخلت عن دورها برفضها التقارير المحايدة للمنظمات غير الحكومية الدولية التي كشفت عن ممارسات العبودية في مخيمات تندوف".
واستشهد، في هذا الصدد، بتقارير أعدتها "اللجنة الأمريكية للاجئين والمهاجرين، والرابطة الإسبانية لحقوق الإنسان، إضافة إلى وثائقي أسترالي يندد بالممارسات اللاإنسانية في مخيمات الاحتجاز".

