L'ASADEDH souhaite que les crimes contre l'humanité commis par le "polisario" ne restent pas impunis

Madrid -29/06/09- L'Association sahraouie de défense des droits de l'Homme (ASADEDH) souhaite que les crimes contre l'humanité commis par les tortionnaires du "polisario" ne restent pas impunis et que les victimes de ces actes odieux ne tombent pas dans l'oubli.

A ce propos, l'ASADEDH enregistre avec satisfaction la décision de l'Audience Nationale, la plus haute juridiction pénale d'Espagne, d'examiner une plainte pour "génocide" déposée contre des dirigeants du "polisario", a souligné, lundi à Madrid, le président de cette Association, Ramadan Massoud, lors d'une rencontre avec la presse.

Cette plainte a été déposée le 14 décembre 2007 par l'ASADEDH et Houcine Bida, président de l'Association Pasverte et Dahi Aguai, président de l'Association des portés disparus du "polisario", deux des victimes des violations des droits de l'Homme perpétrées par le "polisario".

L'ASADEDH dénonce, dans le même contexte, la présence en Espagne de l'un des tortionnaires du "polisario" concerné par la procédure judiciaire pour "génocide" engagée par la justice espagnole contre 27 dirigeants de ce front et qui vise à déterminer les faits et responsabilités des personnes incriminées, a souligné M. Ramadan.

Il s'agit, a-t-il précisé, de Mahjoub Lincoln, chef de la sécurité de la représentation du "polisario" à Madrid.

M. Aguai a exprimé, pour sa part, sa confiance et celle des victimes des violations des droits de l'Homme perpétrées par le "polisario" quant à l'aboutissement de cette procédure engagée contre ces personnes, faisant savoir que parmi ces victimes figurent également cinq personnes de nationalités américaine, espagnole (2), française et belge.

"Le polisario est responsable de la disparition de plus de 800 personnes", a-t-il ajouté.

L'avocat de la partie plaignante, José Manuel Romero Gonzalez, a souligné que la procédure judiciaire engagée en Espagne contre le "polisario" contribuera à éclairer la société espagnole sur sa réalité et à dissiper le mythe de "mouvement de libération" qui l'entoure.

Il a qualifié de "favorable" la décision du tribunal central d'instruction N5 de l'Audience Nationale de dépêcher une commission rogatoire auprès des autorités algériennes pour recueillir des informations sur les violations des droits de l'Homme perpétrées dans les geôles du "polisario" sur le territoire algérien.

Me Gonzalez a relevé que cette décision montre que la justice espagnole "est convaincue de l'existence de preuves suffisantes permettant d'entamer une enquête" sur ces actes.

La plainte déposée contre les séparatistes est intervenue après une visite de plusieurs membres du barreau espagnol dans les provinces du Sud où ils avaient recueilli les témoignages de près de 50 personnes et constaté de visu les traces de torture qu'ils portent toujours sur leurs corps. Elle a été appuyée par des dossiers médicaux rédigés par des experts internationaux, qui ont constaté l'état physique et psychique des victimes, dont 76 cas à Laâyoune seulement.

Après cette plainte, le "polisario" avait rappelé d'urgence ses "représentants" à Madrid et à Las Palmas, Brahim Ghali et Luchaa Obeid, par crainte de les voir arrêtés par les autorités judiciaires espagnoles.