Un juriste souligne la conception très avancée de l'initiative marocaine d'autonomie

Paris- M. Abdelhamid El Ouali, professeur à la Faculté de Droit de Casablanca, a souligné, vendredi à Paris, la conception très avancée de l'initiative marocaine d'autonomie dans les Provinces du Sud, affirmant que cette initiative a créé une nouvelle approche pour le règlement de la question du Sahara.

S'exprimant lors d'une conférence-débat autour de son ouvrage "Autonomie au Sahara : prélude au Maghreb des régions", organisée en marge du Salon de l'immobilier marocain à Paris (SMAP-IMMO), M. El Ouali a indiqué que la proposition marocaine a fait émerger une nouvelle donne dans la question du Sahara, "n'en déplaise à certains".

Cette initiative courageuse offre une perspective très intéressante de par notamment la conception très avancée de l'autonomie territoriale proposée par le Royaume, a-t-il dit.

L'initiative marocaine d'autonomie a également poussé la communauté internationale à "prêter une attention plus constructive et plus attentionnée" à la question du Sahara, a-t-il ajouté.

Après avoir souligné que l'option de l'autodétermination s'est soldée par un "échec" cuisant, M. El Ouali a fait observer que tous les hauts responsables des Nations unies se sont désormais rendus compte que le droit à l'autodétermination, que s'obstinent à réclamer les ennemis de l'intégrité territoriale du Maroc, était inapplicable à la question du Sahara et que la seule solution réaliste était l'adoption d'un système d'autonomie.

La question de l'application de l'autodétermination au Sahara relève de "la manipulation", a souligné le conférencier.

Cet échec pousse aujourd'hui la communauté internationale à appuyer l'initiative présentée par le Maroc, d'autant plus que cette proposition repose sur une conception très avancée de l'autonomie territoriale, a-t-il expliqué.

Il a, d'autre part, fait savoir que le Maroc a été le premier à saisir, en 1957, soit un an après son accession à l'indépendance, les Nations unies de la question du Sahara lorsqu'il s'est rendu compte que l'Espagne n'était pas prête à lui restituer ses provinces du Sud comme elle l'avait fait pour les provinces du Nord.

Le conférencier a, par ailleurs, dénoncé le projet hégémonique de l'Algérie visant à prolonger indéfiniment le conflit, rappelant les sacrifices consentis par le Royaume pour l'indépendance de l'Algérie et la fraternité maghrébine.