Sahara : L'Italie souhaite la reprise d'un "véritable dialogue" entre les parties concernées (ministre)

Rabat- L'Italie souhaite la reprise d'un "véritable dialogue" entre les parties concernées par la question du Sahara, a affirmé, mercredi à Rabat, le ministre italien des Affaires étrangères, M. Franco Frattini.

"Je souhaite franchement la reprise d'un véritable dialogue entre les parties concernées", a indiqué M. Frattini à l'issue d'un entretien avec le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, M. Taib Fassi Fihri.

Lors de ces entretiens, les deux ministres ont évoqué notamment la question du Sahara marocain à la lumière de la résolution 1871 adoptée récemment par le Conseil de Sécurité, l'édification du Maghreb, l'état d'avancement des négociations entre le Maroc et l'UE concernant la réadmission des immigrés entrés illégalement sur le territoire européen, la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies, ainsi que la candidature du Maroc comme membre non permanent du Conseil.

Le ministre italien, actuellement en visite officielle de deux jours au Maroc, a exprimé, d'autre part, son "appréciation" des réformes socio-économiques initiées par SM le Roi Mohammed VI.

Cette visite "confirme l'engagement de l'Italie à travailler plus étroitement avec le Maroc", a-t-il dit, qualifiant de "satisfaisante" la coopération maroco-italienne, qui est "appelée à se développer davantage dans les domaines du tourisme, de l'énergie et des PME".

Pour sa part, M. Fassi Fihri, a souligné que le Maroc et l'Italie entretiennent des relations "développées" qui prennent en considération toutes les réformes entreprises par Sa Majesté le Roi.

L'Italie soutient le Maroc sur "la voie du développement et de la lutte contre la pauvreté et la précarité", a affirmé M. Fassi, précisant que les accords signés entre le Maroc et l'Italie à l'occasion de la visite au Maroc de M. Frattini témoignent de "la convergence manifeste des vues entre les deux pays pour appuyer le développement humain, désenclaver les zones rurales et moderniser l'économie du Maroc.