30 avril 2009
Nairobi - Le Conseil de Sécurité
Le Conseil de Sécurité doit persuader le polisario d'accepter le plan d'autonomie (journal)
Nairobi - Le Conseil de Sécurité doit persuader le polisario et ses partisans d'accepter le plan d'autonomie proposé par le Maroc afin de résoudre la question du Sahara, a indiqué dans son édition de jeudi le quotidien "Kenya Times".
La proposition du Royaume d’accorder une large autonomie aux provinces du sud sous souveraineté marocaine a recueilli un important appui et un large soutien de la majorité des députés du congrès américain appartenant aux partis démocrate et républicain qui ont appelé le président Barack Obama à soutenir fortement l’initiative du Royaume, souligne le journal.
Il a, à cet effet, rappelé les risques croissants d’instabilité dans la région d’Afrique du nord et la recrudescence des menaces terroristes dans le Maghreb qui ont augmenté de plus de 400 pc depuis le 11 septembre 2001.
Faisant l’historique de cette question, le journal met en valeur la crédibilité de cette initiative qui constitue une base réaliste de négociations pour le règlement définitif de ce conflit et rappelle la déclaration de l’ex envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, M. Peter Van Walsum, jugeant irréaliste l’indépendance du Sahara.
La publication a également mis en relief cette proposition de compromis, qualifiée de "sérieuse et crédible" par le Conseil de Sécurité, en vue de résoudre pacifiquement ce différend territorial en garantissant l’autodétermination à travers l’autonomie pour les habitants de la région.
27 avril 2009
Mr_Abadila_Semlali
26 avril 2009
Genève - Mme Hajbouha Zoubeir
La présidente d'une ONG marocaine anime une séance de projection du documentaire "l'Apartheid du Désert"
Genève - Mme Hajbouha Zoubeir, présidente de l'Association des Femmes entrepreneurs à Laâyoune (Amfed) et représentante au Maroc de International Business and Professional Women (BPW), a animé, vendredi à Genève, dans le cadre des activités parallèles à la conférence d'Examen de Durban, une séance de projection du documentaire "l'Apartheid du Désert", réalisé par les deux journalistes australiens Daniel Fallshow et Violeta Ayala et consacré au phénomène de l'esclavage dans les camps de Tindouf.
Lors du débat ayant suivi ce documentaire, et en réponse aux questions d'une audience composée de diplomates et de membres d'ONG participant à la conférence d'Examen de Durban, Mme. Zoubeir a expliqué que les deux journalistes australiens avaient réussi, en 2007, à mettre la lumière sur les pratiques esclavagistes subies par les séquestrés noirs dans les camps de Tindouf.
Cette découverte, a-t-elle ajouté, "a valu aux deux journalistes deux jours de séquestration dans les camps de Tindouf, contrôlés par le groupe séparatiste du polisario, sur le territoire algérien".
La traite des personnes de couleur noire est monnaie courante dans ces camps, a-t-elle souligné, faisant remarquer que les noirs sont considérés comme des biens et sont transmis par héritage.
Elle a cité, à ce titre, l'exemple de Soltana Abdellah Mami, Mauritanienne de 15 ans, léguée dès son jeune âge à une famille blanche de Tindouf qui lui a fait subir, pendant de longues années, les pires sévices.
Mme. Zoubeir a expliqué que Soltana doit sa délivrance à une famille espagnole qui l'avait accueillie et envoyée en 2002 en colonie de vacances à Murcia, à l'invitation d'une ONG pro-polisarienne.
Ayant découvert le statut "d'esclave" de Soltana, ladite famille a milité pour empêcher le retour de l'intéressée à son maître à Tindouf, a indiqué l'intervenante.
Genève - Un ancien représentant du polisario en Italie
Un ancien responsable du polisario souligne le climat de liberté dont jouit la société civile dans les provinces du sud
Genève - Un ancien représentant du polisario en Italie, M. El Ghallaoui Sidati, a souligné le climat de liberté dont jouit la société civile dans les provinces du Sud du Royaume.
M. Sidati, qui assistait à Genève à la Conférence de Durban II sur le racisme a précisé, dans une déclaration à la MAP, que ce climat de liberté procède des réformes démocratiques initiées dans le Royaume par SM le Roi Mohammed VI.
Grâce à cette liberté, les organisations non gouvernementales (ONG) marocaines ont gagné en crédibilité et sont mieux écoutées, comme nous l'avons constaté lors des différents ateliers organisés en marge de la Conférence de Durban II, sur les thèmes du développement humain, des droits de l'homme, de la tolérance religieuse et du dialogue des civilisations, a-t-il dit.
M. Sidati avait pris part, en marge de cette conférence, à un atelier organisé par la mission diplomatique mexicaine à Genève au cours duquel il s'est attardé sur les réalisations économiques et sociales accomplies par le Maroc, notamment en matière de lutte contre la pauvreté, la marginalisation et l'exclusion sociale, en plaçant le citoyen marocain au cœur de l'opération de développement, grâce à la mise en oeuvre de l'Initiative nationale du développement humain (INDH), lancée par SM le Roi Mohammed VI.
Il a évoqué, particulièrement, les acquis réalisés au profit de la femme et de l'enfant dans les provinces du Sud grâce à cette initiative, mettant en relief le développement socio-économique considérable que ces provinces connaissent grâce à un effort de développement colossal engagé par le Royaume dans cette région depuis sa récupération en 1975.
Lors de cet atelier, M. Sidati a également abordé l'expérience marocaine dans le domaine de la justice transitionnelle et de la réconciliation avec le passé, soulignant à cet égard l'apport de l'Instance Equité et Réconciliation (IER) dans le domaine de la réparation du préjudice matériel et moral et de la réinsertion sociale des victimes des violations passées des droits de l'homme.
24 avril 2009
Le rapport du secrétaire général distribué le 13 avril 2009
Le rapport du secrétaire général relatif au Sahara marocain a été distribué le 13 avril 2009, et dans lequel sont décrits les faits nouveaux intervenus depuis le précédent en date du 14 avril 2008 (S/2008/251).
Sa lecture soulève, dès l'introduction, des interrogations…. « pour l'organisation d'un référendum… ». Inapplicabilité au temps de James Baker (le diplomate américain qui a claqué la porte) et confortée par la déclaration de son successeur, Peter van Walsum, tous deux des envoyés spéciaux du secrétaire général des Nations unies, chargés de la médiation dans le règlement définitif du différend artificiel. Dans ce cas pourquoi ne pas avoir mentionné dans l'introduction que le prédécesseur de Christopher Ross avait déclaré que l'option d'indépendance est irréaliste. Quant à l'appellation MINURSO, celle-ci est désuète. Le point 2 relève que « dans l'ensemble, la situation est demeurée calme dans les provinces du sud ». Une remarque très importante qui discrédite la suite dudit rapport. La population sahraouie établie dans la région sud du Royaume, mène une vie normale comme tout autre citoyen marocain.
Le 22 janvier 2009, le front polisario a déclaré une zone exclusive pour la région précitée qui s'étendrait sur 200 mille marins à partir du littoral du territoire. Telle est la voie atlantique que recherche l'Algérie mise à mal par l'accord d'association entre le Royaume du Maroc et l'Union européenne dont les 27 pays membres sont souverains dans leurs choix et leurs décisions. D'ailleurs, par la voix de sa présidence tournante, l'UE vient de réaffirmer son soutien à l'initiative du Maroc. Le point 5 du chapitre II a trait à la condamnation du Conseil de sécurité relative au coup d'Etat militaire survenu le 6 août 2008 en Mauritanie. Le lien de ce rappel justifierait peut-être le fait que Nouakchott, signataire des accords de Madrid et observateur officiel dans le différend opposant le Maroc à l'Algérie ait été « zappé » dans le déplacement de Christopher Ross, envoyé spécial de Ban Ki Moon, dans la région en février dernier. Dès lors, pourquoi avoir pris langue avec le représentant permanent mauritanien le 10 mars ? Deux poids et quelle mesure ? En tout état de cause, le choix de ce diplomate américain, outre le fait d'être un fin connaisseur de la région, est un spécialiste des dossiers en le domaine du terrorisme.
Et le no man's land algérien où campent les algéro-polisariens est le terreau d'un terrorisme à peine masqué. Les différents services de renseignements américains ou autres sont très bien informés si ce n'est le pétrole et le gaz algériens qui posent problématique au sein même de l'OPEP. L'on comprend mieux le refus de Moscou d'y adhérer. Ceci n'est pas la question de l'heure. Les autres points traitent des violations de part et d'autre de l'accord militaire n°1 et ce, avec une nette diminution. La dernière agression algéro-polisarienne serait transcrite dans le prochain rapport. Ce qui n'empêcherait pas les rapporteurs de l'inscrire prochainement. Quant au transfert des soldats d'infanterie tout au long du mur de défense, ce n'est qu'une procédure normale visant à prévenir le trafic et la contrebande de marchandises en provenance des pays donateurs et du PAM. Le lait en poudre (entre autres) destiné à la population séquestrée des camps de Lahamada est en vente dans les épiceries de Maghnia quand il n'est pas vendu au vu et au su de tous à travers des filières dans le sud algérien (Béchar, Laabadla, Oum Laasal, Adrar…).
En ce qui concerne la lutte contre les mines, 199 zones dangereuses ont été répertoriées. Aussi, il incomberait aux algéro-polisariens de ne pas se servir de personnes étrangères en tant que bouclier humain pour réaliser des actes d'agression. Cela a un coût : perte de vies humaines. Reprise du chapitre D. Assistance aux réfugiés. Terme inadéquat. Séquestrés est plus approprié. Couper les barbelés, ouvrir les portes de l'enfer de Tindouf et la question sera résolue d'elle-même. La déclaration indignée d'Antonio Guterres, Haut Commissaire de l'ONU pour les réfugiés en est une preuve. «Nous connaissons tous la situation dramatique des « réfugiés » sahraouis qui dure depuis longtemps », avait-il affirmé à la suite d'un échange entre les délégations du Maroc et de l'Algérie sur cette question dans le cadre du point relatif à la Protection internationale, lors de la 57e session du Comité exécutif du HCR à Genève.
Pas de changement de position depuis cette date. Toutefois, le recensement de cette population ne doit pas être une question politique surtout qu'elle nécessite une résolution immédiate. « C'est important de connaître le nombre de ces personnes pour les donateurs, le HCR. » Le pays d'asile sait et il ne veut pas transmettre. C'est une population devant servir à Alger de transaction. D'ailleurs, en matière des droits de l'Homme, le HCR n'a pas droit à l'accès dans ces camps. C'est donc bel et bien des séquestrés et non des réfugiés. Pas d'amalgame sur ce sujet. Le chapitre V fait allusion à l'Union africaine. Le Maroc n'est pas membre, son appréciation est nulle et non avenue. Parallèlement à cela, plusieurs pays africains ont revu leur position et ont des relations bilatérales excellentes avec le Maroc.
Le quadrillage de la sécurité L'initiative marocaine concernant l'octroi d'une large autonomie dans les provinces du sud est soutenue de par le monde. C'est la seule issue honorable pour les algéro-polisariens de retrouver la paix et la dignité. Car dans les camps de Tindouf, le bilan est tragique tant en pertes humaines que matérielles. En effet, la population prisonnière subsiste dans des conditions inhumaines sous l'emprise d'un groupe qui s'est autoproclamé représentant des saharaouis alors qu'il s'agit, en réalité, d'un groupuscule totalitaire qui séquestre les sahraouis, qu'ils soient marocains, mauritaniens ou autres nationalités. Ces derniers vivent tout simplement dans le dénuement à l'intérieur d'un espace quadrillé par la sécurité militaire algérienne. Livrés au libre arbitre d'une milice armée qui n'a de cesse de commettre des atrocités, ils rêvent du jour où ils pourraient regagner leur-mère patrie. Le Maroc est la patrie d'origine des sahraouis, lesquels sont représentés à travers le Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (CORCAS). |
23 avril 2009
Bruxelles - La commission européenne
L'UE salue les progrès réalisés par le Maroc dans la mise en oeuvre du Plan d'action de voisinage
Bruxelles - La commission européenne a salué, jeudi, les progrès réalisés par le Maroc dans la mise en oeuvre du Plan d'action de voisinage lesquels traduisent "la volonté de ce pays de poursuivre un ambitieux programme de réformes sur base de valeurs partagées avec l'Union européenne".
La commission européenne affirme, dans un communiqué, que le Maroc confirme sa volonté d'aller de l'avant dans le processus de transition démocratique, rappelant que "plusieurs avancées appréciables ont été enregistrées en 2008", notamment la publication d'une nouvelle charte communale qui vise à améliorer la gouvernance locale, l'adoption d'un code électoral qui favorise la participation des femmes, la mise en place d'une instance de lutte contre la corruption et la définition d'une stratégie pour l'institutionnalisation de l'égalité entre les sexes.
Pour la commissaire européenne aux relations extérieures et à la politique de voisinage, Mme Benita Ferrero Waldner, l'année 2008 a été "remarquable" dans les relations Maroc-UE, notant que "les reformes engagées par le gouvernement marocain ont bien avancé avec le plein appui politique et financier de l'Union européenne".
La commissaire européenne a rappelé que le Conseil d'Association a adopté un document conjoint sur le statut avancé qui constitue "une base solide pour un approfondissement ultérieur des relations", se félicitant des développements "très positifs" enregistrés dans ce cadre.
Faisant le point de ses relations économiques avec le Maroc, la Commission européenne indique que le démantèlement des tarifs pour le commerce des produits industriels se poursuit selon les termes de l'Accord d'Association et que les négociations se poursuivent sur la libéralisation du commerce des services, du droit d'établissement et des produits agricoles et de la pêche.
L'exécutif européen a également mis en exergue le rôle important du Maroc dans la sécurité énergétique de l'UE comme pays de transit pour les livraisons de gaz vers le continent, rappelant que le Royaume a défini une nouvelle stratégie énergétique en juillet 2008 et que l'UE renforce sa coopération dans ce domaine, notamment en vue de préparer une intégration, à terme, du marché marocain de l'énergie dans celui de l'Europe.
A rappeler que l'Union européenne a affecté quelque 228,7 millions d'euros au Maroc pour appuyer les objectifs prioritaires du Plan d'action voisinage pour l'année 2008, y compris 16,7 millions d'euros au titre de la facilité de gouvernance, dans le cadre de l'Instrument européen de voisinage et partenariat (IEVP).
La commission européenne rappelle également que pour la période 2007-2010, 654 millions d'euros ont été assignés au Maroc dans le cadre de l'IEVP.
Mme Benita Ferrero Waldner commissaire européenne)
Le Statut avancé est une reconnaissance des avancées réalisées par le Maroc dans tous les domaines (commissaire européenne)
Bruxelles - Le Statut avancé accordé au Maroc est une reconnaissance de la part de l'Union européenne des avancées importantes réalisées par le Royaume dans tous les domaines, a souligné jeudi Mme Benita Ferrero Waldner, commissaire européenne aux relations extérieures et à la politique de voisinage.
"Le Statut avancé est une reconnaissance de notre part des avancées importantes réalisées par le Maroc dans tous les domaine et une expression de son ambition de réaffirmer son ancrage à l'Union européenne", a affirmé Mme Ferrero Waldner, qui présentait lors d'une conférence de presse à Bruxelles les rapports de suivi de la mise en œuvre de la politique de voisinage pour l'année 2008.
Ce nouveau cadre statutaire, a-t-elle ajouté, est aussi la reconnaissance "des efforts véritables du Maroc dans le processus de modernisation et de transition démocratique entrepris avec courage depuis plusieurs années".
Le Maroc, a-t-elle relevé, a déployé beaucoup d'efforts pour améliorer la gouvernance locale en publiant notamment une nouvelle charte communale, en adoptant un code électoral qui favorise la participation des femmes, en mettant en place une instance de lutte contre la corruption et en définissant une stratégie pour l'institutionnalisation de l'égalité entre les sexes.
La commissaire européenne a expliqué que le statut avancé prévoit un approfondissement de la coopération politique, rappelant que lors de la réunion des 5+5 à Cordoue elle a évoqué avec les hauts responsables marocains les différentes étapes à franchir sur la voie de l'intégration et d'un rapprochement progressif entre les deux partenaires.
Ce statut, a-t-elle dit, comprend également la négociation d'un accord de libre échange renforcé et l'approfondissement de la coopération sectorielle.
Précisant que la politique de voisinage procède d'une démarche graduelle et progressive, Mme Ferrero Waldner a appelé à poursuivre la coopération avec les pays partenaires en vue de les accompagner dans leur processus de développement.
Selon la commissaire européenne, "l'année 2008 a clairement démontré l'importance stratégique que revêt la politique européenne de voisinage. Tant la crise économique et financière que les conflits violents à nos frontières et l'instabilité politique ont des conséquences sur la sécurité et la prospérité des citoyens de l'UE".
"Il reste donc essentiel, a-t-elle estimé, que l'UE apporte à nos voisins une aide concrète, ciblée et crédible de nature à générer une sécurité et une prospérité mutuelles".
l’ambassadeur M. Samir Addahre (Bruxelles)
Le Maroc attire l'attention des institutions belges sur l'instrumentalisation par le polisario de la question des Droits humains
Bruxelles - Le Maroc a attiré l'attention des institutions législatives fédérales et régionales belges sur l'instrumentalisation par "le polisario" de certains cas d'emprisonnement pour des délits de droit commun pour créditer la thèse de "prétendues violations des droits de l'Homme".
Dans une lettre adressée aux députés fédéraux et aux sénateurs, ainsi qu’aux parlementaires de la communauté française de Belgique, de Wallonie et de Flandre dont la MAP a reçu mercredi une copie, l’ambassadeur du Maroc en Belgique et au Luxembourg, M. Samir Addahre, a souligné que "l’Algérie et le polisario ne reculent devant aucun stratagème pour induire en erreur l’opinion publique internationale et essayer de ternir l’image du Maroc en instrumentalisant, de la manière la plus basse, la plus vile et la plus malhonnête, la noble question des droits de l’homme".
Cette stratégie algéro-polisarienne, explique la lettre, s’articule essentiellement autour de "l’instrumentalisation de certains cas d’emprisonnement pour des délits de droit commun, de citoyens marocains originaires des provinces du sud, pour créditer la thèse de prétendues violations des droits de l’homme par le Maroc, au moment où l’ensemble de la communauté internationale salue les avancées exceptionnelles réalisées par le Royaume dans ce domaine".
C’est ainsi que dans le prolongement de cette stratégie de basse facture, et pour tenter de briser l’espoir suscité par l’Initiative marocaine d’autonomie, le polisario et l’Algérie, affirme l’ambassadeur, "s’appuient sur quelques dizaines d’activistes, les incitant à organiser de soi-disant +manifestations spontanées+ destinées à provoquer les forces de l’ordre en espérant un quelconque +dérapage+ qui pourrait créditer leur thèse".
Ces manœuvres inqualifiables, poursuit la lettre, ne peuvent que susciter "l’indignation et la condamnation la plus ferme de la part du Maroc" qui continuera de privilégier le sens de la mesure et de la responsabilité en évitant de se laisser entraîner dans de pareilles manœuvres, qui vont à contresens de la dynamique engagée par le Royaume et soutenue par la communauté internationale en vue de la recherche d’une "solution politique juste et réaliste à la question du Sahara".
L’ambassadeur du Maroc, qui rappelle que le processus irréversible d’approfondissement de la démocratie et de l’Etat de droit émane de la volonté forte et sincère de SM le Roi Mohammed VI, soutenu en cela par l’ensemble du peuple marocain, a souligné que "les véritables responsables des graves violations des droits de l’homme sont à rechercher du côté de Tindouf où le détournement de l’aide humanitaire, le musellement de toute dissidence et opposition, la déportation d’enfants mineurs à Cuba pour endoctrinement, l’esclavage et le blocus imposé aux personnes séquestrées dans les camps à des fins d’instrumentalisation géopolitique, constituent le quotidien de l’appareil répressif du polisario".
La lettre note également que "le conflit du Sahara est une source d’instabilité géopolitique pour l’Europe, et ce à la faveur du développement dans l’espace sahélo-saharien de différents trafics (armes, drogue, et plus grave encore, une véritable base arrière pour les terroristes d’Al Qaïda)", ajoutant que le polisario, en maintenant "sa posture maximaliste, revendiquant l’indépendance de ce territoire marocain, et en refusant de négocier, comme le recommandent les Nations Unies, sur la base des derniers développements, à savoir la proposition d’autonomie élargie, est en train de s’enfermer dans une marginalisation qui le conduit déjà à s’impliquer inexorablement dans de dangereuses dérives, qui constituent les principaux facteurs de déstabilisation de cette zone stratégique".
M. Addahre a réitéré l’attachement indéfectible du Maroc à la promotion de tous les droits humains et à en garantir "le plein exercice sur l’ensemble de son territoire, y compris évidemment dans ses provinces sahariennes, et ce dans le strict respect de ses engagements nationaux et internationaux, mais également en assumant sa pleine responsabilité quant aux exigences de maintien de l’ordre public et de la protection des biens d’autrui, dans le respect absolu de la justice et de la loi".
Il a, dans ce sens, rappelé que le Maroc a proposé l’initiative pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara, "procédant de sa volonté forte et sincère de mettre fin à l’impasse dans laquelle se trouve le dossier du Sahara depuis plus de trente ans et progresser ainsi vers une solution politique, crédible et réaliste, mutuellement acceptable et qui respecte sa souveraineté et son intégrité territoriale et répondant de manière constructive aux différents appels émanant des Nations Unies et de la communauté internationale".
Cette démarche, souligne la lettre, qui constitue en soi "une chance historique pour le règlement de ce conflit, garantit aux populations du Sahara, de l’intérieur comme de l’extérieur, la possibilité de gérer elles mêmes leurs affaires, démocratiquement, à travers des organes (législatif, exécutif et judiciaire) dotés de compétences exclusives".
Il s’agit, ajoute l’ambassadeur, d’une "solution de compromis, courageuse, novatrice et responsable, qui de par son contenu et sa finalité, réalise le principe d’autodétermination, à travers une expression libre, démocratique et moderne sur le statut d’autonomie", et est de ce fait "conforme à la légalité internationale, aux normes et standards internationaux en la matière et garantit le respect des droits de l’homme tels qu’ils sont universellement reconnus et consacrés dans la constitution du pays".
Le Maroc, ajoute le diplomate, "est profondément convaincu que cette proposition, qui demeure ouverte à la négociation avec toutes les parties concernées, est aujourd’hui portée par une réelle dynamique au niveau des Nations Unies et de la communauté internationale, dans la mesure où elle est clairement perçue comme l’expression sincère de la disposition du Maroc à s’engager, avec détermination, dans une négociation sérieuse et approfondie en vue de parvenir à une solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable à ce conflit artificiel dont pâtit l’ensemble du Maghreb".
Elle procède également, a-t-il ajouté, d’une "volonté sincère et inébranlable de redonner espoir aux peuples de la région dans leur quête commune visant à unifier leurs rangs et à fédérer leurs efforts au sein d’un Maghreb Arabe Uni, à l’abri de tout facteur de tension, de division et d’instabilité, dans un contexte mondial marqué par les défis liés à la lutte contre la pauvreté, le terrorisme international, ainsi que les impératifs de renforcement de la démocratie, des efforts de développement et de solidarité internationale".
22 avril 2009
le rapport du SG de l'ONU sur le Sahara
Les membres du Conseil de sécurité accueillent favorablement le rapport du SG de l'ONU sur le Sahara
New York (Nations Unies) - Les membres du Conseil de sécurité ont favorablement accueilli le dernier rapport du Secrétaire général de l'ONU, M. Ban Ki-moon, sur le Sahara, a indiqué, mercredi, le Président du Conseil, l'ambassadeur du Mexique, M. Claude Heller.
Les quinze ont fait part de leur "soutien aux idées " développées par le Secrétaire général dans son rapport ainsi qu’à " la stratégie proposée " par son nouvel Envoyé personnel, M. Christopher Ross, afin d’aller de l’avant vers des négociations substantielles, a déclaré à la MAP M. Heller à l’issue de consultations à huis clos du Conseil sur la question du Sahara.
Comme le recommande M. Ban Ki-moon, le Conseil devra adopter, a-t-il ajouté, une résolution qui appuie les efforts de médiation de l’ONU et qui proroge d’un an le mandat de la MINURSO.
D’autres diplomates ont confié à la MAP que cette séance des consultations, qui s’est déroulée en présence de M. Ross, a été marquée par plusieurs interventions insistant sur la nécessité de réaffirmer le soutien du Conseil à l’Envoyé personnel du Secrétaire général et d’encourager les parties à entrer dans des pourparlers de fond sur la base de la résolution 1813 du Conseil de sécurité, en vue d’une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable.
Dans son dernier rapport, M. Ban Ki-moon a réitéré son appel aux parties de poursuivre les pourparlers de " bonne foi et sans conditions préalables et de faire preuve d’une volonté politique pour engager des discussions substantielles et assurer le succès des négociations ".
Il a, en outre, estimé nécessaire "une préparation minutieuse" d’une prochaine série de pourparlers, relevant que "peu de progrès ont été réalisés depuis le dernier round des négociations pour favoriser une issue positive d’un 5ème round".
M. Ross, rappelle-t-on, a été nommé par le Secrétaire général de l’ONU, en janvier dernier, avec pour mission de travailler avec "les parties et les pays voisins sur la base de la résolution la plus récente du Conseil de sécurité 1813 et des précédentes résolutions en se fondant sur les progrès réalisés jusqu’à présent dans la recherche d’une solution politique, juste et durable".
Des délégations du Maroc, du Polisario, de l’Algérie et de la Mauritanie, ont pris part, depuis juin 2007 à Manhasset près de New York, à quatre rounds de négociations sur le Sahara en présence de l’ancien facilitateur des Nations Unies, M. Peter Van Walsum.
Ce processus de négociations a été enclenché grâce à l’initiative d’autonomie pour la région du Sahara présentée par le Maroc et qui a été saluée par le Conseil de sécurité de l’ONU et l’ensemble de la Communauté internationale comme étant l’aboutissement d’un effort sérieux et crédible pour mettre fin au différend régional sur le Sahara .
Dans des déclarations à la presse
Un bénéficiaire du programme des visites familiales torturé par des éléments du polisario
Laâyoune - Un citoyen marocain de la ville de Laâyoune, ayant bénéficié du programme de visites familiales piloté par le HCR, a indiqué avoir été victime de "coups et de torture" de la part des éléments du polisario dans les camps.
Dans des déclarations à la presse, à son retour mercredi de Tindouf, Sidi Mohamed Salem Ahmed (54 ans), plus connu sous le patronyme de Bouhala Sidi, a affirmé avoir été victime "de coups, d’insultes et de torture", de la part des éléments du polisario lorsqu’il a demandé de visiter la tombe de son frère, Bouhala Slama, qui avait été liquidé par le polisario lors d’une tentative de retour à la mère-patrie le 24 avril 1992.
Sidi Mohamed Salem Ahmed, originaire de la tribu des Rguibate Oulad Bourhim, a raconté avoir été conduit dans un lieu désert où deux éléments du polisario l’ont insulté et roué de coups, avant de le menacer de mort s’il redemande à visiter la tombe de son frère.
Bouhala Sidi, qui a bénéficié de l’opération 13 du programme de visites familiales au titre de l’année 2009, a affirmé que "les familles sahraouies résidant dans les camps de Tindouf attendent que l’occasion se présente pour regagner la mère-patrie, mais que le blocus qui leur est imposé par les éléments du polisario et la sécurité algérienne les en empêche".
Appelant l’ONU et le Conseil de sécurité à intervenir d’urgence pour libérer les séquestrés des camps de Tindouf et leur permettre de rentrer chez-eux, Bouhala Sidi a qualifié de déplorables les conditions de vie dans ces camps.
Les aides humanitaires destinées aux populations des camps de Tindouf sont détournées au profit des éléments du polisario, a-t-il assuré.
La 13ème opération d’échange de visites familiales entre les provinces du sud du Royaume et les camps de Tindouf au titre de l’année 2009, initiée sous l’égide du HCR, a bénéficié, vendredi dernier, à 7 familles totalisant 31 personnes.
Le nombre total des personnes ayant bénéficié des visites familiales depuis le 5 mars 2004 s’élève à 8.039, dont 4.143 personnes en provenance des camps de Tindouf et 3.896 originaires des provinces du Sud.

