Une ONG internationale réclame une commission d'investigation sur l'aide destinée aux séquestrés de Tindouf

Genève - Une organisation non gouvernementale (ONG) internationale a appelé, lundi, le Conseil des droits de l'Homme (CDH), à mettre en place une commission d'investigation au sujet du détournement de l'aide humanitaire destinée aux populations séquestrées dans les camps de Tindouf.

S’exprimant au titre du point 4 relatif aux "situations qui requièrent l’attention" du CDH, qui tient sa 10ème session, l’International Démocratique Centre (IDC), a "demandé à ce qu’une commission d’investigation soit créée afin que l’on puisse, d’une part faire profiter les séquestrés de Tindouf de l’aide humanitaire en général et alimentaire en particulier qui leur est destinée, et d’autre part, dénoncer les responsables du détournement des aides humanitaires".

Le représentant de l’IDC, M. Semlali Aabadila a également appelé l’Algérie à "permettre un recensement onusien des séquestrés de Tindouf et à lever le siège qu’elle impose à cette population afin qu’elle puisse exercer pleinement son droit de circulation".

"Soutenus et couverts par l’armée algérienne, avides de pouvoir et de richesse, les dirigeants du polisario se sont, depuis 1976, spécialisés dans le vol de l’aide humanitaire et des dons alimentaires destinés aux populations séquestrées de Tindouf, en Algérie ", a-t-il dénoncé.

Le paradoxe, a relevé M. Aabadila, c’est que le polisario qui ne cesse d’organiser des festivités grandioses, lors de visites de délégations étrangères est celui là-même qui crie à la famine qui menace les populations séquestrées.

Il a indiqué que la conjoncture internationale caractérisée par une crise sans précédent, dont les retombées néfastes n’épargneront personne, ne doit pas occulter le drame humanitaire vécu par la population marocaine séquestrée contre son gré dans les camps de Tindouf en Algérie, une situation qui requiert une attention particulière du Conseil.

M. Aabadila a souligné que le projet d’autonomie proposé par le Maroc, qui est fondé essentiellement sur le respect des droits de l’Homme et l’épanouissement de l’individu, est une forme évoluée de l’autodétermination, un principe que l’Algérie, a-t-il déploré, ne cesse d’instrumentaliser pour servir ses visées hégémoniques au Maghreb.