Une ONG demande au CDH d'exiger du polisario et de l'Algérie d'assurer le respect des droits de l'homme dans les camps de Tindouf

Genève - Une Organisation non gouvernementale (ONG) a demandé, lundi, au Conseil des droits de l'homme (CDH) de l'ONU d'exiger du polisario et de l'Algérie d'assurer le respect des droits de l'homme dans les camps de Tindouf et d'assurer la protection des populations qui y sont séquestrées.

Intervenant au nom de l'Union de l'Action Féminine (UAF), au titre du point 4 relatif à l'examen par la 10ème session du CDH de "situations qui requièrent l'attention", Mme Saadani Maoulainine, a appelé à ce que des mesures soient prises pour protéger ces populations sans défense et mettre fin au calvaire qu'elles endurent depuis trois décennies.

Elle a attiré l'attention du Conseil des droits de l'homme sur le drame qui se déroule dans ces camps, dans l'attente d'une solution politique au différend sur le Sahara.

Dans les camps de Tindouf, on ne respecte pas les droits de l'homme qui sont systématiquement violés par le polisario et les populations y vivent dans des conditions inhumaines, subissent les plus basses indignités et sont privées des droits les plus élémentaires, dont la liberté de mouvement et d'expression, a dénoncé Mme Maoulainine.

Elle a également dénoncé la torture dont sont victimes des milliers de personnes, ainsi que les disparitions forcées, et les assassinats dans les geôles du polisario.

Mme Maoulainine, une ancienne déportée à Cuba, a aussi indiqué que beaucoup de femmes et d'enfants souffrent de malnutrition dans ces camps, ce qui a provoqué, a-t-elle déploré, de graves maladies ces derniers temps. La mortalité infantile a également augmenté dans les camps de Tindouf, a-t-elle ajouté, dénonçant le détournement de la majorité de l'aide humanitaire destinée à ces populations.