DES CHIOUKHS ET NOTABLES DANS LA RÉGION DE GUELMIM-SMARA EXPRIMENT LEUR SATISFACTION À LA SUITE DES DÉCLARATIONS DE VAN WALSUM

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Smara, 23 avr (MAP)- Des notables et chioukhs de tribus sahraouies dans la région de Guelmim-Smara ont exprimé leur satisfaction à la suite des déclarations du représentant personnel du Secrétaire général de l'ONU, M. Peter Van Walsum dans la présentation de son rapport sur la question du Sahara devant le conseil de sécurité, selon lesquelles l'indépendance du Sahara "n'est pas une option réaliste".

Dans une déclaration à la MAP, M. Mohamed Ould Sid Bachir, membre du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), a indiqué que bien qu'elles ne constituent pas une surprise, les déclarations de M. Van Walsum vont dans le bon sens, adopté par les grandes puissances mondiales.

De son côté, M. Lamziliki Ali, président de la Commission des affaires extérieures et de la coopération au Corcas a affirmé que les déclarations du responsable onusien sont le résultat des efforts déployés par le Maroc à différents niveaux, notamment au plan diplomatique, et de sa foi en la légalité internationale pour défendre sa souveraineté sur ses provinces du Sud.

Il a également souligné que les négociations actuelles avec le "polisaro" ne devront mener à rien, étant donné que les séparatistes n'ont, en réalité, aucune autonomie de décision et demeurent totalement soumis à l'Algérie, formant le voeu que la position du Conseil de sécurité évoluera dans ce sens à travers l'adoption de résolutions qui consacrent la légalité internationale et sortent cette question de l'impasse.

M. Lamziliki a, par ailleurs, appelé la communauté internationale à oeuvrer pour lever le blocus imposé aux séquestrés de Tindouf dont la situation humanitaire ne cesse de se détériorer.

Pour sa part, Cheikh El Ouali Khairi, au nom de la tribu Rguibat Lbihat et président de la commune d'Amgala, a indiqué que les déclarations de Van Walsum ont dévoilé une réalité que connaissent bien les dirigeants du "polisario" et ceux qui les soutiennent, même s'ils refusent de reconnaître cette vérité, à savoir la souveraineté historique, géographique et religieuse du Maroc sur ses provinces du Sud.

La seule issue à ce conflit artificiel autour du Sahara marocain, a-t-il dit, passe par l'initiative marocaine visant à accorder un statut de large autonomie aux provinces du Sud dans le cadre de la souveraineté marocaine.