Comite Special Charge du Sahara Marocain en Europe

إن تنصروالله ينصركم

19 décembre 2007

La situation des droits de l'Homme à Tindouf extrêmement préoccupante cscsme

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Selon le bâtonnier du barreau de Bruxelles, Pierre Legros : La situation des droits de l'Homme à Tindouf extrêmement préoccupante 


M. Pierre Legros, bâtonnier du barreau de Bruxelles, a affirmé que la situation des droits de l'homme à Tindouf, en l'Algérie, est " extrêmement préoccupante".
S'exprimant lundi sur les ondes de la première chaîne de Télévision (TVM), dans son journal du soir, M. Legros, fondateur de l'association des avocats sans frontières, a indiqué que la délégation de juristes et de députés belges qu'il conduit actuellement au Maroc, a été empêchée par les autorités algériennes de se rendre à Tindouf pour s'enquérir de la situation des droits de l'homme dans cette région.
"Nous ne désespérons pas de nous y rendre un jour", a-t-il dit, ajoutant que "tout ce que nous avons pu voir jusqu'à présent nous indique bien qu'il s'agit d'une situation extrêmement préoccupante se manifestant par des violations flagrantes des droits fondamentaux de l'homme et par des atteintes à la convention de Genève sur le statut des réfugiés".
Et de poursuivre : "il faut éveiller les consciences et faire en sorte que les Européens découvrent un dossier (celui du Sahara) qu'ils ignorent pour la plupart ". Par ailleurs, le député belge, M. Denis Ducarme, a affirmé, lundi à Rabat, que "les sahraouis (des camps de Tindouf) ne bénéficient pas du minimum de l'aide accordée au +polisario+ malgré son importance", estimant que cette situation "pose un problème d'organisation et de contrôle de l'aide européenne". "Malgré l'importance de l'aide, il semble que les sahraouis qui vivent dans les camps (de Tindouf) ne bénéficient pas du minimum. Cela pose un problème d'organisation dans le cadre de ce que doit être le contrôle de l'aide européenne", a déclaré M. Ducarme, responsable politique d'une commission belge chargée d'élaborer un rapport sur la situation dans les camps de Tindouf, en Algérie. Dans une déclaration à la MAP à l'issue d'une rencontre avec le président du Conseil Royal consultatif pour les Affaires sahariennes (CORCAS), M. Khalihenna Ould Errachid, le député belge a assuré que la commission a constaté "la persistance des violations des droits de l'Homme dans les camps", soulignant qu'"il ne faut pas financer l'inacceptable et il ne faut pas que les Européens participent indirectement à des exactions et des violences contre les sahraouis".
La commission, composée d'hommes politiques, d'avocats et de militants en matière des droits de l'Homme, vise à mieux informer les institutions de l'Union européenne (UE) et les Etats membres de l'Union sur la situation dans les camps de Tindouf, "de manière à ce qu'on soit sûr que ce sont vraiment les sahraouis vivant dans ces camps qui profitent de l'aide", a-t-il expliqué.
Selon lui, le rapport en question s'articulera autour de la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf et du sort des aides humanitaires destinées aux habitants de Lahmada. Il a expliqué que le travail de la commission, qui compte effectuer une visite à Tindouf, constitue un prolongement du rapport du Centre européen de recherche, d'analyse et de conseil en matière stratégique (ESISC), publié récemment et consacré à la situation à Tindouf.
Dans ce sens, le député européen a fait savoir que la décision de mettre sur pied la commission a été prise suite aux manifestations survenues le 29 mai dernier dans les camps de Tindouf, qui ont connu des violations de droits de l'Homme et l'emprisonnement de personnes sans procès.
Outre M. Denis Ducarme, la commission est composée notamment de MM. Pierre Legros, fondateur de l'organisation des avocats sans frontières, Claude Moniquet, président de l'ESISC et Farid Jeddi, journaliste et analyste à l'ESISC

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Lettre ouverte cscsme

Lettre ouverte contre la tenue d’un congrès du Polisario à Tifariti

18 décembre 2007 - Lu: 6939  -

Pour le respect de la légalité Internationale et contre la tenue d’un congrès à Tifariti, zone tampon sous le contrôle de la MINURSO.

Nous, citoyens franco-marocains, cadres, dirigeants et membres des Associations marocaines, sommes heureux de vous présenter à l’occasion des fêtes de fin d’année, nos meilleurs vœux de bonheur et de prospérité. Nous saisissons cette occasion pour réitérer notre respect aux valeurs citoyennes et aux principes fondamentaux (Liberté, Egalité, Fraternité) constitutifs de la République Française. Ces valeurs et principes nous les défendons et prônons inlassablement en menant des actions dans nos villes et communes visant à faciliter l’intégration des jeunes et à favoriser leur réussite économique et sociale.

Notre attachement à notre langue, à notre culture et à notre pays, le Maroc, partie intégrante de notre identité, ne fait que renforcer les liens d’amitié déjà existants entre le peuple Marocain et Français et entre nos deux pays.

Comme vous le savez, le Maroc s’est engagé, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, dans un processus de modernisation de ses Institutions et de développement économique, social et culturel. Le Maroc, s’attache aujourd’hui, à consolider cette mutation et surtout à régler d’une manière pacifique et pérenne le conflit du Sahara, et par delà l’avènement du grand Maghreb.

En effet, en proposant une large autonomie pour cette région, le Maroc offre à tous les belligérants, une chance historique pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouve ce dossier. Cette proposition est unanimement considérée par la communauté internationale comme une solution « équitable et réalisable ».

C’est pourquoi, nous dénonçons avec la plus grande fermeté, la tenue du congrès que le mouvement séparatiste le « front Polisario » et son principal soutien s’apprêtent à organiser, du 14 au 18 décembre 2007, dans une localité située dans une zone tampon « no man’s land » sous le contrôle de la MINURSO, appelée Tifariti, violant ainsi les accords de cessez-le-feu de 1991.

Ce nouvel acte est une manœuvre supplémentaire visant à torpiller le processus de négociation en cours et à altérer la dynamique positive engendrée par l’initiative marocaine d’autonomie et confortée par les dernières résolutions 1754 (avril 2007) et 1783 (octobre 2007) du Conseil de Sécurité.

Ce simulacre de congrès est, en réalité, pour nous marocains :

1. Une violation grave et caractérisée des accords de cessez-le-feu conclus en 1991, sous la surveillance de la MINURSO, sans cesse répétée, conduisant le Polisario, dans une stratégie de défiance systématique de la légalité internationale. Le déplacement de centaines de personnes venant de l’Algérie et leur encadrement par des éléments militaires, habillés en civil pour la circonstance, caractérisent cette violation (voir déclarations de M. le Secrétaire Général de l’ONU dans les rapports n° 8/2005/254 du 19 avril 2005, S/2005/648 du 13 octobre 2005 et S/2007/207 du 30 avril 2007).

2. Une action visant à entretenir un mythe de représentativité que le mouvement séparatiste ne peut détenir car la qualité de représentativité est le corollaire d’une expression démocratique (allégeance, consultation, élections, référendum,…). Sur cette base, le Polisario qui, au mieux, ne représente qu’une fraction limitée et minoritaire de la véritable population sahraouie, ne peut en aucun cas prétendre à une représentativité légale puisque l’ensemble de la population des provinces du sud du Maroc participe pleinement à la vie politique, économique, sociale et culturelle du Royaume. Elle est représentée au niveau des différentes institutions locales (Conseils municipaux, Conseils provinciaux, Chambres régionales, Conseils régionaux,…) et nationales (Chambre des Représentants et Chambre des Conseillers) ainsi que par le CORCAS, …

3. Une violation des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire : le déplacement de centaines de « réfugiés » contre leur gré dans un « no man’s land » ainsi que les conditions déplorables et misérables dans lesquelles ils vivent constituent une violation du droit international humanitaire et représentent une nouvelle atteinte à leurs droits à la préservation de la dignité et à la protection contre toute instrumentalisation ou exhibition à des fins politiques.

Les parties qui organisent ou appuient la tenue de cette manifestation, dans une zone dangereuse, mettent en péril la vie de ces réfugiés, dont la situation est déjà singulière, puisqu’ils n’ont jamais été identifiés ou recensés par le HCR, interdit d’accès, et qui sont privés de leurs droits élémentaires à la circulation et à l’expression. Elles assument, également, une responsabilité directe dans le détournement de l’aide humanitaire, fournie par la communauté internationale, pour les besoins de cette opération de pure propagande.

En outre, il est évident que cette manifestation constitue un défi au Conseil de sécurité, qui avait, dans le paragraphe 2 de sa résolution 1783, d’octobre 2007, appelé les parties à créer une atmosphère propice au dialogue et au succès des négociations en cours.

Les autres parties assument la responsabilité de toute détérioration conséquente à ces actes.

Par la présente, nous faisons appel à votre aimable attention ainsi qu’à votre sens de l’équité, du respect de la légalité internationale, de la préservation d’un climat de paix et de sécurité dans cette région très proche de l’Europe et des droits élémentaires des populations séquestrées et manipulées :

  • Un appui et soutien politique à l’initiative marocaine reconnue aujourd’hui par l’ensemble de la communauté internationale comme la seule voie crédible en vue d’une solution définitive et pacifique à ce conflit qui n’a que trop duré ;
  • Une dénonciation ferme de ces agissements contraires à la légalité internationale menaçant la paix et la stabilité de toute la région ;
  • Un appel solennel à l’arrêt de tels agissements et à la libération des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et qui n’aspirent qu’à leur liberté et le retour à la mère patrie ;
  • Un soutien au processus de paix en cours sous l’égide des Nations Unies.

    Nous réitérons la détermination de notre Patrie, le Royaume du Maroc, à préserver ses droits sur l’ensemble de son territoire et son rejet de toute tentative visant à introduire une modification de fait dans le statut de ce « no man’s land ». Toutes les activités menées dans cette zone tampon sont complètement illégales car ceux qui y procèdent n’ont ni l’autorité, ni la légitimité pour le faire.

    En vous assurant de notre entière coopération, nous vous renouvelons tous nos vœux de bonheur et de prospérité pour les fêtes de Noël et de fin d’année que nous vous souhaitons pleines de réussite et de succès.

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    Ambassade d'Algérie à La Haye cscsme

    Ambassade d'Algérie à La Haye: 3000 Juifs, Arabes et Amazigh marocains manifestent

    La Haye,  - Plus de trois mille ressortissants marocains résidant en Europe ont manifesté pacifiquement, dimanche après-midi, devant l'ambassade d'Algérie à La Haye, pour dénoncer les manoeuvres dilatoires des adversaires de l'intégrité territoriale du Maroc et exprimer leur entière solidarité avec leurs compatriotes séquestrés dans les camps de Tindouf, en Algérie.


    Le quartier résidentiel de Schevengingen, à La Haye, était aux couleurs nationales ce dimanche où ces milliers de ressortissants marocains venant des différentes localités des Pays Bas, de Belgique, de France, d'Italie et d'Allemagne, ont convergé à l'appel de plusieurs associations.
    Brandissant des drapeaux marocains et arborant des portraits de SM le Roi Mohammed VI, les manifestants, dont des originaires des provinces sahariennes, ont scandé des slogans réitérant leur attachement à la marocanité du Sahara et exprimant leur préoccupation de la situation dramatique que vivent leurs compatriotes enlevés et retenus contre leur plein grè dans les camps de Tindouf, en Algérie, pour servir de faire valoir aux thèses des séparatistes et de ceux qui les inspirent.
    Selon les organisateurs, cette manifestation avait également pour but d'alerter l'opinion publique internationale de la dernière trouvaille des séparatistes, avec le soutien des autorités algériennes, de tenir un pseudo anniversaire d'une fantomatique entité dans la zone tampon de Tifariti, qui constitue une nouvelle provocation pour le peuple marocain et une violation flagrante du droit international.
    "Le Maroc par sa tradition qui, en dépit de tous ces harcèlements, avait fait preuve de retenue, demeure attaché à la légalité internationale et respectueux de l'accord de cessez-le-feu", rappelle un communiqué de l'Association des commerçants marocains résidents aux Pays Bas, en lançant un "appel solennel au secrétaire général des Nations Unies, pour mettre fin à de telles violations".
    A la fin de cette manifestation, une délégation composée des différentes générations de l'émigration s'est rendue à l'ambassade algérienne où elle a remis des lettres appelant l'Algérie à mettre terme à son ingérence sur cette question et à permettre aux compatriotes marocains séquestrés à regagner leur mère patrie pour vivre dans la dignité et la quiétude.
    Selon les organisateurs, "La composition de cette délégation, de la première, deuxième et troisième générations de Marocains de l'Etranger est un message aux autorités algériennes afin qu'elles sachent que la marocanité du Sahara sera éternellement défendue par nos compatriotes".

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    Des membres du “Polisario” adhèrent à l’autonomie du Sahara cscsme

    Des membres du “Polisario” adhèrent à l’autonomie du Sahara au sein du Maroc et annoncent leur dissidence contre la direction séparatiste

    Un groupe de séparatistes, réunis en congrès à Gjijimat, dans la région de Tifariti, au Sahara marocain, a annoncé samedi son adhésion à la proposition marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie dans la région du Sahara, “plus particulièrement lorsque cette autonomie garantit, de façon permanente, imprescriptible et constitutionnelle, les droits politiques, économiques, sociaux et culturels au sein du Royaume du Maroc”.  Dans une “Déclaration de Gjijimat”, diffusée par la chaîne de télévision qatarie Aljazeera, les congressistes soulignent leur soutien à l'option d'autonomie pourvu qu'elle assure, “aux nôtres, des conditions honorables de retour, dans le cadre de la démocratie, de la liberté et du respect des droits de l'Homme, et que ce soit l'occasion, pour eux, d'être indemnisés pour les pertes matérielles et morales subies durant cette époque”.  A l'issue du congrès, réuni sous le signe “l'autonomie, une solution définitive pour la réalisation de la réconciliation et d'un retour dans la dignité”, les congressistes ont affirmé leur soutien à “l'approche suivie par le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (Corcas) sous l'égide et l'orientation bénies de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le préserve”.  Les congressistes prennent en considération “les effets de ce conflit sur les habitants, la société et la région toute entière et l'échec de toutes les tentatives de règlement entreprises au sein des Nations Unies ou dans d'autres cadres, ainsi que le temps qu'a pris ce conflit qui n'a que trop duré”.  La position des participants au congrès de Gjijimat est dictée par les “conséquences négatives” de la durée de ce conflit aux plans familial, social, économique et politique, en plus du fait que ce conflit “demeure de nature politique” et que “sa solution ne peut intervenir qu'à travers la négociation, la paix et la volonté des habitants de retourner chez eux dans la dignité et la quiétude”.  Cette position s'explique également par “la nécessité impérieuse de mettre fin définitivement à ce conflit stérile et à ses conséquences négatives”, ainsi que par “l'absence de démocratie et de transparence au sein de la direction actuelle du front Polisario, l'absolutisme que pratiquent de nombreux membres de cette direction qui confisquent notre avenir, et l'absence, chez eux, de la volonté de s'ouvrir à la paix et de s'engager dans des négociations positives pour mettre un terme à ce conflit qui a frappé les nôtres, leur infligeant de graves préjudices”.  Les congressistes ont souligné que cette position se justifie également par “la volonté des nôtres de retourner chez eux dans les plus brefs délais, d'abandonner à jamais les camps de Lahmada et de vivre dans la dignité et le confort qu'offrent les moyens de la vie moderne”, ainsi que par “la profonde volonté des nôtres de mettre un terme à la séparation de familles”.  Elle est aussi dictée par le fait que “la réclamation de l'impossible engendre, pour les nôtres, de nombreux préjudices à court et long termes”, ainsi que par “notre volonté de réconciliation et de rassemblement de l'ensemble des Sahraouis sur leur terre et dans leurs vraies villes”. Cette adhésion à l’initiative d’autonomie intervient au moment où la contestation par les Sahraouis de l’attitude du Polisario foisonne jusque dans les camps notamment. Des responsables de tribus ont   proclamé, samedi leur opposition et se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction du Polisario gère la question du Sahara pour la réalisation de leur revendication, annonçant ainsi leur dissidence vis à vis de ce mouvement, rapporte dimanche soir, dans son bulletin d'information, la chaîne satellitaire “Al Hourra”, captée à Rabat. La chaîne a souligné que les leaders de ces tribus ont dénoncé le despotisme et la dictature de la direction du “Polisario”, ajoutant que des chioukh et des leaders de tribus sahraouies ont affirmé leur rejet de la manière avec laquelle la direction du front gère le dossier du Sahara, et critiquent la corruption généralisée au sein du “Polisario”. “Nous annonçons notre dissidence vis à vis de la direction du “Polisario”", a affirmé Hamed Fadel de la tribu “Souaed”, dans une déclaration au correspondant de la chaîne “Al Hourra” à Tiris (nord de
    la Mauritanie).
    Les chioukh de tribus sahraouies ont, par ailleurs organisé des manifestations dans la zone tampon de Tifariti pour dénoncer le soi-disant congrès du “Polisario”, accusant sa direction de pratiquer le “monopole de décision”. Dans une correspondance de la zone tampon, diffusée dans le cadre de son bulletin des informations maghrébines, la chaîne satellitaire qatarie Aljazeera a noté vendredi que ces chioukh ont tenu, à leur manière, à faire entendre leur voix et à dénoncer l'exclusion de l'autre que pratiquent les dirigeants du front “Polisario”.  Ces chioukh ont organisé “ces manifestations en concomitance avec le congrès (du Polisario) pour exprimer, à leur façon, leur mécontentement quant à la manière dont les dirigeants du front gèrent ce dossier”, a ajouté l'envoyé spécial de la chaîne, citant des groupes influents au sein des tribus sahraouies.

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    مشروع الحكم الذاتي في الصحراء

    مشروع الحكم الذاتي في الصحراء يشكل "أساسا جيدا للانطلاق" (نيكولا ساركوزي)

    باريس19-12-2007 أكد الرئيس الفرنسي نيكولا ساركوزي أن مبادرة الحكم الذاتي في الصحراء التي اقترحها المغرب ، تشكل "أساسا جيدا للانطلاق" ، مبرزا أن القرار الذي تم التصويت عليه ب "الإجماع" حول الصحراء بمجلس الأمن ينص على حكم ذاتي.

    وأضاف الرئيس الفرنسي ، خلال لقاء بقصر الاليزيه مساء الاثنين ، مع الصحافة العربية المعتمدة بباريس ، ، أن "المغاربة قاموا بجهود ، والدليل أن مجلس الأمن التابع للامم المتحدة صادق على القرار حول الصحراء الغربية بالاجماع " ، مشيرا الى أن هذا القرار "ينص (...) على حكم ذاتي يعتبره الجميع أساسا جيدا للإنطلاق".

    وتابع أن "المغرب قدم خطة . لنجلس حول الطاولة ونناقش . علينا أن لا نؤجل لثلاثين سنة أخرى" حل هذه القضية ، مضيفا أن "الجزائريين يعلمون جيدا" أن حل هذه القضية "أمر أساسي بالنسبة لاتحاد المغرب العربي".

    واعتبر ساركوزي انه يتعين إغلاق هذا الملف الذي دام ثلاثين سنة . وقال "هناك مشروع للحكم الذاتي تدعمه الأمم المتحدة ، علينا إذن تدارسه ".

    وكان مجلس الامن قد نوه في قراره1754 بالمبادرة المغربية للتفاوض بشأن منح حكم ذاتي للصحراء ، واصفا الجهود التي يقوم بها المغرب ب"الجدية وذات المصداقية".

    كما اعتبر أعضاء مجلس الامن أن المبادرة المغربية تشكل قاعدة متينة للتفاوض والحوار ، خاصة وأنها تستمد محتواها وأساسها من توصيات الامم المتحدة وكذا من التجارب الناجحة في العديد من البلدان الديمقراطية .

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    (Nicolas Sarkozy) cscsme

    Le projet d'autonomie pour le Sahara est une "bonne base de départ" (Nicolas Sarkozy)

    Paris, 19/12/07- Le président français, M. Nicolas Sarkozy a affirmé que l'initiative d'autonomie pour le Sahara proposée par le Maroc est une "bonne base de départ", relevant que la résolution votée "à l'unanimité" sur le Sahara au Conseil de sécurité prévoit une autonomie.

    "Les Marocains ont fait des efforts. La preuve, c'est que le Conseil de sécurité des Nations unies a voté la résolution sur le Sahara occidental à l'unanimité", a souligné M. Sarkozy, ajoutant que cette résolution "prévoit (...) une autonomie que chacun considère comme une bonne base de départ", a dit le président français lors d'une rencontre lundi soir à l'Elysée, avec des journalistes de la presse arabe.

    "Le Maroc a présenté un plan. Mettons-nous autour de la table et discutons.

    Nous n'allons pas trimballer cette histoire trente autres années de plus", a-t-il déploré. Les "Algériens savent bien" que le règlement de cette question "est capital pour l'Union du Maghreb", a dit M. Sarkozy.

    Pour le président français, "il faut vraiment sortir de cette histoire. Cela fait trente ans que ça dure". "Il y a un projet d'autonomie soutenu par les Nations unies. Parlons-en. Ce n'est pas rien", a-t-il insisté.

    Le conseil de sécurité avait salué, dans sa résolution 1754 , l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut sur l'autonomie du Sahara, qualifiant les efforts du Maroc de "sérieux et crédibles".

    Les membres du conseil avaient estimé que l'initiative marocaine constitue une base solide de la négociation et du dialogue, d'autant plus qu'elle puise son contenu et son fondement dans les recommandations des Nations Unies ainsi que des expériences réussies dans un grand nombre de pays démocratiques.

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    Des notables sahraouis pro-marocains, réunis à Smara au Sahara cscsme

    Des notables sahraouis pro-marocains, réunis à Smara au Sahara occidental, ont lancé lundi un "appel pressant" au Polisario, qui tient congrès à 150 km de là, à saisir "la chance historique" que constituerait l'autonomie, à l'occasion des négociations prévues en janvier 2008 à Manhasset (Etats-Unis).

    "Le référendum d'autodétermination sur lequel insiste le Polisario est impossible car il exclut une bonne partie de Sahraouis vivant dans d'autres pays de la région", a déclaré lundi Khelli Henna Ould Errachid.

    "Le règlement définitif du conflit passe par une large autonomie sous souveraineté du Maroc", a ajouté le président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), qui s'exprimait devant les 140 membres de cette instance créée par le roi du Maroc en mars 2006 pour accompagner le projet d'autonomie de ce territoire.

    "C'est une chance historique à saisir. Montrez au monde que vous êtes libres, que vous avez une liberté de décision, une indépendance (...) via a vis du pays qui vous héberge, vous arme et abrite les camps de réfugiés", a-t-il lancé au Polisario en référence à l'Algérie.

    Il a également fait état, pour s'en féliciter, "du ralliement d'un millier de dissidents du Polisario au projet d'autonomie lors d'un congrès tenu ce week-end à Gjijimat, un campement entre le royaume et la Mauritanie".

    M. Ould Errachid a qualifié de "chimères" les menaces de reprise de la lutte armée par le Polisario. "Il en est incapable, il n'a pas les moyens de faire la guerre, à moins qu'il veuille se suicider", a-t-il dit.

    Lors de son XIIe congrès qui se tient jusqu'à mardi à Tifariti, une localité située de l'autre coté du "mur de défense" érigé dans les années 80 par le Maroc pour mettre fin aux attaques du mouvement indépendantiste, le Polisario a menacé de reprendre les armes en 2009 si aucune solution diplomatique n'était trouvée au contentieux l'opposant à Rabat.

    La tenue de ce congrès a provoqué la colère du Maroc qui avait appelé l'ONU à intervenir pour empêcher qu'il ait lieu dans cette localité située, selon Rabat, dans une "zone tampon" du Sahara occidental, ce que réfute le Polisario.

    "Nous irons à la troisième session de négociations dans un esprit serein", a confié le ministre marocain de l'Intérieur Chakib Benmoussa, qui assistait à cette seconde session du Corcas.

    Il était accompagné du ministre des Transports Karim Ghellab car les responsables sahraouis devaient aussi examiner des projets de transports routiers et aériens pour désenclaver cette région désertique.

    Lors du débat, un membre de la tribu Aït Oussa, Mohamed M'Barek Tamak, a assuré que "s'il décide de rentrer au Maroc, le Polisario peut être assuré de diriger la large autonomie dans la région".

    Le Polisario et le Maroc sont liés depuis 1991 par une trêve conclue sous l'égide de l'ONU.

    Les deux parties négocient depuis juin à Manhasset (New York) une solution diplomatique à ce contentieux qui les oppose depuis 1975. Une troisième session de négociations est prévue du 7 au 9 janvier.

    Le Sahara occidental est une ancienne colonie espagnole quasi désertique. Il a été annexé en 1975 par Rabat qui propose une large autonomie du territoire sous sa souveraineté. Le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, a rejeté l'initiative marocaine, réaffirmant "le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination".

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