Comite Special Charge du Sahara Marocain en Europe

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17 décembre 2007

Smara de la deuxième session du CORCAS cscsme

Ouverture à Smara de la deuxième session du CORCAS

Smara, 17/12/07- La deuxième session ordinaire du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) s'est ouverte lundi à Smara, sous le signe "l'autonomie, une solution définitive pour réaliser la réconciliation et le retour dans la dignité".

La séance d'ouverture de cette session de deux jours s'est déroulée en présence de MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Karim Ghellab, ministre de l'équipement et du transport, Ahmed Lakhrif et Mme. Latifa Akharbach, secrétaires d'Etat auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération.

Outre les derniers développements de la cause nationale, cette session sera consacrée à l'examen de plusieurs questions intéressant le processus de développement dans les provinces du sud, dont la promotion du secteur du transport, ainsi que les grandes réalisations qui ont vu le jour et les projets programmés dans ces provinces.

Les participants examineront également les moyens idoines pour répondre aux aspirations des habitants de la région en concrétisation des Hautes Orientations de SM le Roi Mohammed VI en vue d'améliorer davantage le niveau de vie des fils des provinces du sud du Royaume et leur assurer un développement local durable et intégré.

Lors de la séance d'ouverture, M. Khalihenna Ould Errachid, président du CORCAS a souligné que cette session, qui se tient pour la deuxième fois dans la région, après la session extraordinaire tenue à Laayoune le 29 juin dernier, sur ordre de SM le Roi Mohammed VI pour examiner les résultats du premier round des négociations de Manhasset, sera consacrée à l'examen de plusieurs questions, notamment l'autonomie en tant solution définitive pour réaliser la réconciliation et le retour dans la dignité, le transport aérien et le réseau routier dans les provinces du Sud.

Il a rappelé que le processus d'autonomie a été lancé à l'occasion de la visite historique de SM le Roi Mohammed VI à Laayoune et particulièrement après le discours du 25 mars 2006 annonçant la création du CORCAS.

M. Ould Errachid a également rappelé les étapes déjà franchies par la proposition d'autonomie et l'accueil favorable qui lui a été réservé à travers le monde, avant d'être soumise au Secrétaire général des Nations Unies, le 11 avril 2007.

Le président du CORCAS a indiqué que dans sa résolution historique 1754, le conseil de sécurité avait salué le sérieux, la crédibilité et l'importance de la proposition marocaine, précisant que cette résolution a jeté les fondements d'une nouvelle approche pour le règlement du conflit du Sahara qui consiste en le rejet de toutes les approches irréalistes et les plans stériles élaborés précédemment et qui met l'accent sur l'attachement aux négociations sur la base de la bonne volonté en tant que moyen unique pour la résolution de ce conflit qui n'a que trop duré.

"Nous considérons que la résolution 1754 constitue effectivement un nouveau départ à même de favoriser la résolution, dans les plus brefs délais, de la question du Sahara marocain pour peu que les autres parties fassent preuve de bonne volonté", a-t-il indiqué.

Il a également rappelé la tenue des premier et deuxième rounds des négociations sur le Sahara à Manhasset qui ont consacré le début d'une nouvelle étape pour le traitement de cette question selon une méthode civilisée qui peut aboutir à une solution définitive qui satisfasse tout le monde.

Ces négociations, a-t-il dit, ont déstabilisé le "polisario" et ceux qui le soutiennent dans ce sens qu'elles ont constitué une rupture avec les procédures passées et lancé un nouveau processus entamé par l'adoption de la résolution 1754, qui appelle et insiste sur la tenue de négociations directes devant aboutir à une solution définitive, consensuelle et acceptée par tous.

M. Khalihenna Ould Errachid a rappelé que le Conseil de sécurité avait réaffirmé, dans sa résolution 1783, qu'il poursuivait la même approche qu'il a adoptée pour le règlement du conflit du Sahara et a souligné encore une fois la crédibilité et le sérieux de l'Initiative marocaine.

Le Royaume du Maroc, a-t-il dit, a fait montre de sa bonne foi en créant le CORCAS, qui considère que la participation directe des fils des provinces du Sud à la réflexion sur leur avenir et à la présentation du projet d'autonomie est une approche appropriée pour le règlement de cette question sur la base du principe "ni vainqueur, ni vaincu".

Le fait d'accepter des négociations directes avec le front "Polisario" est en soi une expression sincère et courageuse de la bonne foi et de la volonté du Maroc de trouver une solution définitive à ce différend qui n'a que trop duré, a-t-il ajouté.

L'autre partie aux négociations, qui n'est en fait pas une mais plusieurs, n'a jusqu'à présent pas d'objectifs clairs et n'a pas encore fait preuve de bonne foi, a-t-il noté, soulignant que l'attachement continu de celle-ci au référendum d'autodétermination n'est rien d'autre qu'un prétexte et une manœuvre pour éterniser le conflit pour des raisons inavouées.

Le président du CORCAS a assuré, par ailleurs, qu'"il n'y avait jamais eu, à travers l'histoire, une entité séparée du Maroc dans cette zone", notant que les Sahraouis "sont restés à travers l'histoire une des composantes essentielles et fondamentales de la Oumma marocaine et qu'ils n'ont été soumis à aucune autorité, autre que celle des Souverains du Maroc, à travers les liens sacrés de l'allégeance".

M. Ould Errachid a rappelé, à ce propos, les grandes étapes historiques qui illustrent cette vérité et le rôle primordial des fils de la région dans la lutte pour l'indépendance du pays et pour le parachèvement de l'intégrité territoriale du Royaume.

Il est absurde de tenter de faire croire qu'un mouvement séparatiste ait été créé en 1973, car nul ne peut prétendre que dans l'histoire il y ait eu une rupture entre le Maroc et son Sahara, a souligné M. Ould Errachid. Il a rappelé, dans ce sens, l'existence de liens d'ordre religieux basés sur l'allégeance, humains à travers les liens familiaux et d'autres forgés par la résistance contre l'occupant et la participation aux grandes questions nationales, outre les relations économiques et commerciales.

C'est pour toutes ces raisons, a ajouté M. Ould Errachid, que le conflit du Sahara est considéré comme étant un différend créé du temps de la guerre froide et autour de revendications inavouées n'ayant aucun lien, ni de près ni de loin, avec les Sahraouis.

Au vu de ces liens profonds qui ont toujours uni et qui uniront les Saharouis au Souverain du Maroc, et compte tenu de leur indéfectible attachement au Trône Alaouite, aucune tentative quelle qu'elle soit ne pourra attenter à cette unité et au lien sacré de la Beia dont tous les Sahraouis sont dépositaires.

Partant de cela, "nous disons au groupe qui dirige le front Polisario qu'il est vain de continuer de s'attacher aux slogans et à l'impossible", a-t-il dit.

M. Ould Errachid a souligné que le Polisario n'est pas un mouvement démocratique et qu'il ne l'a jamais été, car il a été fondé sur un système totalitaire et dictatorial dans le but d'exercer un pouvoir absolu sur les citoyens et d'avoir un contrôle total sur eux et sur leurs comportements.

M. Ould Errachid a souligné que la direction du "polisario" doit revoir ses calculs et se rendre compte qu'un référendum vicié fondé sur une opération d'identification erronée est autant irréalisable que l'est la séparation du Sahara du Maroc, ajoutant qu'il est vain de faire perdurer ce conflit.

Le président du CORCAS a estimé qu'il est temps pour cette direction de comprendre que l'existence des camps de Tindouf est une catastrophe aux plans humanitaire, moral et social.

M. Khalihenna Ould Errachid a souligné que la responsabilité de cette situation critique incombe au polisario, qui a créé ces camps à Tindouf et séquestre leurs populations, pendant plus de trois décennies, en violation flagrante des droits de l'Homme.

Il a également rejeté la responsabilité du déchirement des familles sahraouies sur le polisario et sur ceux qui le manipulent, pour des raisons hégémoniques, qu'il accuse d'avoir commis une grave erreur, en utilisant les pensionnaires des camps de Lahmada comme une carte politique perdue d'avance.

Les choix ainsi opérés par le polisario ont des conséquences graves sur les populations de ces camps, a-t-il déploré. Le président du CORCAS a affirmé que le Maroc a proposé l'autonomie de ses provinces du sud, dans le cadre d'une nouvelle approche pour le règlement de la question du Sahara, une approche courageuse et audacieuse, fondée sur la réconciliation, la responsabilité et la volonté d'ouvrir une nouvelle page, celle de l'entente et de la fraternité.

Il est à présent du devoir des dirigeants de polisario de saisir l'opportunité, qui leur est offerte, pour sortir de l'impasse dans laquelle ils se sont embourbés, a souligné M. Ould Errachid, ajoutant que cela passe par la proclamation de leur adhésion au projet d'autonomie, dans les plus brefs délais.

Tout indique que le fossé se creuse de plus en plus entre les populations des camps de Tindouf et une direction imposée, isolée et dépassée, a fait remarquer le président du CORCAS, affirmant que les populations des camps aspirent plutôt à rentrer chez elles, dans des conditions honorables et dignes, pour pouvoir participer au processus de développement de la région et mener une vie normale, à l'instar de leurs concitoyens.

Le statut quo, adopté par le polisario, n'est qu'une manoeuvre dilatoire des dirigeants du polisario pour éterniser le conflit, car revendiquer l'impossible traduirait la volonté non déclarée d'éterniser le conflit, obéissant ainsi à un agenda tout aussi inavoué, qui a sous-tendu la création même du polisario.

Lors de la session d'ouverture à laquelle a pris part le secrétaire général du CORCAS, M. Maouelainin Ben Khalihenna Maoualainin, M. Ould Errachid a formulé le souhait que le prochain round de négociations, qui débutera la première semaine de janvier prochain à Manhasset, soit l'occasion pour que l'autre partie fasse montre de bonne foi, une foi fondée sur la sincérité et le respect de la volonté des sahraouis de vivre dans la Mère Patrie, le Royaume du Maroc, dans le cadre d'une autonomie sous souveraineté marocaine.

Conformément à l'approche royale assimilant l'unité au progrès, à la démocratie et au développement, le CORCAS examinera durant cette session la problématique du transport aérien, le réseau routier dans les provinces du sud, compte tenu de l'impact de ce secteur sur le développement de ces provinces et l'encouragement des investissements, a-t-il conclu.

La ville de Smara connaît un développement soutenu (Encadré)

La ville de Smara, capitale spirituelle des provinces du Sud, qui abrite la deuxième session du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS), connaît un développement soutenu et prometteur.

Cette ville a connu le lancement de plusieurs projets et chantiers visant l'amélioration des infrastructures de base.

Parmi les projets programmés pour l'année 2008 dans le cadre de l'appui aux activités génératrices de revenus figure la création d'une zone d'activités économiques sur une superficie de 40.000 m2 avec une enveloppe budgétaire de 4.100.000 DH, qui sera réalisée dans le cadre d'un partenariat entre l'Agence du Sud, le ministère de l'industrie et du commerce, la province et le conseil provincial de la ville.

Dans le cadre de la mise à niveau urbaine, un projet portant sur la réalisation de l'agence Rbib a été également lancé il y a deux ans. Ce projet dont les travaux devront être achevés au cours de l'année prochaine est réalisé dans le cadre d'un partenariat entre l'agence du Sud et le ministère de l'habitat.

Ce projet, qui a nécessité 78.480.000 dh, vise la protection du quartier Rbib contre les inondations et sa restructuration, en plus de l'assistance technique et l'accompagnement social aux habitants de ce quartier.

La capitale spirituelle des provinces du Sud a également bénéficié d'autres projets visant la mise à niveau d'autres quartiers avec une enveloppe budgétaire de 21 millions Dh.

Un projet relatif à l'assainissement liquide dans la commune rurale de Sidi Ahmed Laâroussi a été également réalisé avec une enveloppe de 700 mille Dh.

Concernant les projets de proximité, la ville de Smara a connu la réalisation d'une salle couverte construite sur une superficie de 2 hectares et comprend des terrains de handball, de basket-ball et une clinique, en plus de la réalisation d'un club sur une superficie d'un hectare et comprenant des terrains de sports, des piscines et des espaces de jeux avec une enveloppe de 12 millions Dh financée dans le cadre d'un partenariat entre l'agence du Sud, le département des sports, la province et les conseils provincial et municipal de la ville.

Un marché municipal couvert a aussi vu le jour sur une superficie de 2.200 m2 et avec une enveloppe atteignant 2.400.000 Dh.

Parmi les projets réalisés au niveau des infrastructures, figure la construction de quatre barrages à Maktaa Haouza, Rbib, Sidi Ahmed Oumoussa et Haya Al Filali avec une enveloppe de 12.137.500 Dh.

D'autres projets relatifs notamment aux activités génératrices de revenus, à la promotion de l'emploi et au développement local ont été réalisés ou sont en cours de réalisation dans le cadre des projets intégrés dans la région de Guelmim-Smara.

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Palestine-Sahara: cscsme

Palestine-Sahara: Un dirigeant du FPLP réaffirme le soutien du Front à une solution pacifique de la question du Sahara

Amman, 16/12/07 - L'un des dirigeants du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et vice-président du Conseil national palestinien, M. Tayseer Qubaa, a affirmé, dimanche à Amman, l'appui de son organisation à la recherche d'une "solution pacifique à la question du Sahara entre les frères algériens et marocains".

"Au sein du FPLP, nous nous tenons fermement du côté d'une solution pacifique à la question du Sahara à travers le dialogue entre les frères algériens et marocains", a-t-il dit dans une déclaration à la MAP, soulignant que la nation arabe n'a pas intérêt à se morceler davantage ou à "morceler ce qui l'est déjà".

M. Qubaa, qui occupe également le poste de vice-président du Parlement arabe uni et de l'Union parlementaire méditerranéenne, a ajouté qu'"il nous appartient de se concentrer sur les défis auxquels la nation arabe fait face et laisser de côté les divergences créées par le colonialisme".

Evoquant les allégations de l'agence de presse algérienne (APS) selon laquelle le représentant du FPLP à Alger aurait affirmé le soutien de son organisation à ce qu'elle a appelé la "lutte sahraouie", M. Qubaa à précisé que Mohamed Salah, représentant du FPLP en Algérie, "ne peut parler au nom de l'Organisation de libération de la Palestine, ni dire les propos rapportés par l'APS, parce que nous avons un ambassadeur résident en Algérie qui nous représente officiellement".

"En tant que responsable du FPLP, j'affirme notre attachement au développement des relations fraternelles avec le Maroc", a-t-il souligné, exprimant sa haute considération pour le Maroc et SM le Roi Mohammed VI pour le soutien apporté à la cause palestinienne et pour l'action déployée par le Souverain à la tête du Comité Al-Qods.

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Al Jazeera au Sahara cscsme

Un envoyé de la chaîne Al Jazeera au Sahara menacé d'enlèvement par le "polisario"

Nouakchott, 17/12/07- L'envoyé de la chaîne satellitaire Al Jazeera au Sahara, Mohamed Fadel Ould Ahmed Vall, a été menacé d'enlèvement de la part de groupes relevant du "polisario", ce qui l'a obligé de se retirer de la région sous protection spéciale, rapporte dimanche le site web mauritanien "Sahara Media ".

Mohamed Vall a indiqué à "Sahara Media" qu'il a reçu des appels de la part de groupes sahraouis, le menaçant d'enlèvement suite au rapport qu'il a préparé pour le compte d'Al Jazeera sur des manifestations organisées au nord de la Mauritanie par des tribus sahraouies pour protester contre la mauvaise gestion de la question du Sahara par la direction du "polisario".

Des tribus sahraouies ont manifesté à Tiris, au nord de la Mauritanie, pour dénoncer la mauvaise gestion du dossier du Sahara par la direction du "polisario", a rapporté vendredi la chaîne de télévision satellitaire Al Jazeera, dans son journal de la mi-journée.

L'envoyé de la chaîne dans la région de Tiris a précisé que les notables de ces tribus se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction des séparatistes gère cette question, indiquant que le "polisario" n'a pas réalisé leurs revendications et qu'il les a, au contraire, déçus.

Les manifestants ont scandé des slogans demandant à la direction des séparatistes de la transparence et de la démocratie et réitéré leur rejet des choix opérés par le front.

Le journaliste a indiqué que les protestataires, encadrés par Khat Achahid, ont tenu à exprimer leur déception face à cette mauvaise gestion du dossier du Sahara par le "polisario", réclamant la mise en place d'une nouvelle direction au sein du front.

Ces manifestations constituent-elles un début d'effritement du "polisario"?, s'est interrogé le journaliste.

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Des membres du "Polisario cscsme

Sahara : Des membres du "Polisario" annoncent leur adhésion à l'option d'autonomie du Sahara au sein du Royaume du Maroc

Rabat, 16/12/07 - Un groupe de séparatistes, réunis en congrès à Gjijimat, dans la région de Tifariti, au Sahara marocain, a annoncé samedi son adhésion à la proposition marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie dans la région du Sahara, "plus particulièrement lorsque cette autonomie garantit, de façon permanente, imprescriptible et constitutionnelle, les droits politiques, économiques, sociaux et culturels au sein du Royaume du Maroc".

Dans une "Déclaration de Gjijimat", diffusée par la chaîne de télévision qatarie Aljazeera, les congressistes soulignent leur soutien à l'option d'autonomie pourvu qu'elle assure, "aux nôtres, des conditions honorables de retour, dans le cadre de la démocratie, de la liberté et du respect des droits de l'Homme, et que ce soit l'occasion, pour eux, d'être indemnisés pour les pertes matérielles et morales subies durant cette époque".

A l'issue du congrès, réuni sous le signe "l'autonomie, une solution définitive pour la réalisation de la réconciliation et d'un retour dans la dignité", les congressistes ont affirmé leur soutien à "l'approche suivie par le président du Conseil Royal Consultatif pour les Affaires Sahariennes (Corcas) sous l'égide et l'orientation bénies de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le préserve".

Les congressistes prennent en considération "les effets de ce conflit sur les habitants, la société et la région toute entière et l'échec de toutes les tentatives de règlement entreprises au sein des Nations Unies ou dans d'autres cadres, ainsi que le temps qu'a pris ce conflit qui n'a que trop duré".

La position des participants au congrès de Gjijimat est dictée par les "conséquences négatives" de la durée de ce conflit aux plans familial, social, économique et politique, en plus du fait que ce conflit "demeure de nature politique" et que "sa solution ne peut intervenir qu'à travers la négociation, la paix et la volonté des habitants de retourner chez eux dans la dignité et la quiétude".

Cette position s'explique également par "la nécessité impérieuse de mettre fin définitivement à ce conflit stérile et à ses conséquences négatives", ainsi que par "l'absence de démocratie et de transparence au sein de la direction actuelle du front Polisario, l'absolutisme que pratiquent de nombreux membres de cette direction qui confisquent notre avenir, et l'absence, chez eux, de la volonté de s'ouvrir à la paix et de s'engager dans des négociations positives pour mettre un terme à ce conflit qui a frappé les nôtres, leur infligeant de graves préjudices".

Les congressistes ont souligné que cette position se justifie également par "la volonté des nôtres de retourner chez eux dans les plus brefs délais, d'abandonner à jamais les camps de Lahmada et de vivre dans la dignité et le confort qu'offrent les moyens de la vie moderne", ainsi que par "la profonde volonté des nôtres de mettre un terme à la séparation de familles".

Elle est aussi dictée par le fait que "la réclamation de l'impossible engendre, pour les nôtres, de nombreux préjudices à court et long termes", ainsi que par "notre volonté de réconciliation et de rassemblement de l'ensemble des Sahraouis sur leur terre et dans leurs vraies villes".

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tribus sahraouies cscsme

+polisario+ : plusieurs tribus sahraouies annoncent leur dissidence

Rabat, 17/12/07- Plusieurs tribus sahraouies ont proclamé leur opposition et se sont dits irrités par la façon avec laquelle la direction du +polisario+ gère la question du Sahara pour la réalisation de leur revendication, annonçant ainsi leur dissidence vis à vis de ce mouvement, rapporte dimanche soir, dans son bulletin d'information, la chaîne satellitaire "Al Hourra", captée à Rabat.

La chaîne a souligné que les leaders de ces tribus ont dénoncé le despotisme et la dictature de la direction du +polisario+, ajoutant que des chioukh et des leaders de tribus sahraouies ont affirmé leur rejet de la manière avec laquelle la direction du front gère le dossier du Sahara, et critiquent la corruption généralisée au sein du +polisario+.

"Nous annonçons notre dissidence vis à vis de la direction du +polisario+", a affirmé Hamed Fadel de la tribu "Souaed", dans une déclaration au correspondant de la chaîne "Al Hourra" à Tiris (nord de la Mauritanie).

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les camps de Tindouf cscsme

Il est temps pour le polisario de comprendre que les camps de Tindouf sont une catastrophe sur tous les plans (Ould Errachid)

Smara 17/12/07-Le président du Conseil Royal Consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas), M. Khalihenna Ould Errachid a estimé, lundi à Smara, qu'il est temps pour la direction du polisario de comprendre que l'existence des camps de Tindouf est une catastrophe aux plans humanitaire, moral et social.

M. Khalihenna Ould Errachid, qui s'exprimait à l'ouverture de la deuxième session ordinaire du Corcas, a souligné que la responsabilité de cette situation critique incombe au polisario, qui a crée ces camps à Tindouf et séquestre leurs populations, pendant plus de trois décades, en violation flagrante des droits de l'homme.

Il a également rejeté la responsabilité du déchirement des familles sahraouies sur le polisario et sur ceux qui le manipulent, pour des raisons hégémoniques, qu'il accuse d'avoir commis une grave erreur, en utilisant les pensionnaires des camps de Lahmada comme une carte politique perdue d'avance.

Les choix ainsi opérés par le polisario ont des conséquences graves sur les populations de ces camps, a-t-il déploré.

Le président du Corcas a affirmé que le Maroc a proposé l'autonomie de ses provinces du sud, dans le cadre d'une nouvelle approche pour le règlement de la question du Sahara, une approche courageuse et audacieuse, fondée sur la réconciliation, la responsabilité et la volonté d'ouvrir une nouvelle page, celle de l'entente et de la fraternité.

Il est à présent du devoir des dirigeants de polisario de saisir l'opportunité, qui leur est offerte, pour sortir de l'impasse dans laquelle ils se sont embourbés, a souligné M. Ould Errachid, ajoutant que cela passe par la proclamation de leur adhésion au projet d'autonomie, dans les plus brefs délais.

Tout indique que le fossé se creuse de plus en plus entre les populations des camps de Tindouf et une direction imposée, isolée et dépassée, a fait remarquer le président du Corcas, affirmant que les populations des camps aspirent plutôt à rentrer chez elles, dans des conditions honorables et dignes, pour pouvoir participer au processus de développement de la région et mener une vie normale, à l'instar de leurs concitoyens.

Le statut quo, adopté par le polisario, n'est qu'une manoeuvre dilatoire des dirigeants du polisario pour éterniser le conflit, car revendiquer l'impossible traduirait la volonté non déclarée d'éterniser le conflit, obéissant ainsi à un agenda tout aussi inavoué, qui a sous-tendu la création même du polisario.

Le président du Corcas a souligné que la résolution 1754 du Conseil de sécurité constitue réellement un nouveau départ pour le règlement de la question du Sahara marocain, dans les plus brefs délais, pourvu que les autres parties fassent preuve de bonne foi.

Il a considéré que les négociations engagées à Manhasset, sous l'égide des Nations unies ont mis dans l'embarras le polisario et ceux qui le soutiennent, car elles constituent une rupture totale avec les procédures antérieures et ont enclenché une nouvelle dynamique pour le règlement définitif et consensuel de ce dossier.

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Des ONG en Italie cscsme

Des ONG en Italie dénoncent les provocations des séparatistes du "Polisario"
Rome, 16/12/07- Plusieurs organisation non-gouvernementales (ONG) en Italie viennent de dénoncer les "provocations auxquelles se sont livrés les séparatistes" du "Polisario" en réunissant leur prétendu congrès dans la zone tampon de Tifariti.
Dans un communiqué, dont copie est parvenue au bureau de la MAP à Rome, ces ONG dénoncent "les séparatistes et leurs commanditaires", soulignant qu'en se livrant à ces provocations, ces derniers nourrissent "le vain espoir de camoufler les crises qu'ils vivent au plan intérieur et l'isolement dont ils souffrent sur la scène internationale", au moment où le soutien à l'initiative marocaine pour la négociation d'un statut d'autonomie pour la région du Sahara sous souveraineté marocaine ne cesse de croître.
Le communiqué porte la signature de la Confédération des Marocains en Italie, de l'Association de la jeunesse du Sahara, de l'Association Oued Ed-Dahab en Italie, de l'Association des amis de Fellini en Toscane, de l'Association Espoir de Bergame et de l'Association des Marocains de Ferrara, qui ont été unanimes à relever que l'initiative marocaine a mis les ennemis du Maroc dans l'embarras "parce qu'ils demeurent les prisonniers d'un discours et de thèses archaïques qui n'ont plus cours dans le monde du 21e siècle".
La "mascarade" des dirigeants du Polisario dans la zone tampon de Tifariti constitue "une nouvelle violation du cessez-le-feu et une nouvelle manoeuvre pour entraver le processus des pourparlers en cours" pour une solution politique qui mettrait fin au calvaire des milliers des personnes séquestrées dans les camps de Tindouf, ajoute le communiqué.
Les associations dénoncent les organisateurs de ce prétendu congrès pour avoir "déplacer des dizaines de Sahraouis des camps" de Tindouf, soulignant que cette pratique est contraire au droit international et constitue une "nouvelle violation des droits de ces personnes au respect de leur dignité et de leur protection contre toute exploitation à des fins politiques", sachant que ces populations n'ont jamais fait l'objet d'un recensement et qu'elles sont privées de leurs droits élémentaires à la circulation et à l'expression.
Elles ont également appelé les Nations Unies à assumer leurs responsabilités face à cette "escalade dangereuse qui menace la paix et la stabilité dans la région du Maghreb Arabe" et à faire cesser les attitudes de peu de cas que les séparatistes font des accords internationaux que l'ONU a supervisés et tente d'appliquer car, il y va de la crédibilité des mécanismes régissant les relations internationales.
L'ONU, soulignent ces ONG, est appelée à veiller à la paix et à la sécurité dans la région en traitant avec rigueur quiconque les place sous la menace.
Quant aux menaces des séparatistes de reprendre les armes, les ONG notent que les tambours de la guerre n'ont aucun effet sur le Maroc, pays fort de la légitimité et de la justesse de sa cause, de sa sincère volonté de trouver une solution à ce conflit artificiel et de son souci de contribuer à l'édification du Maghreb arabe.
Le Maroc, soulignent-elles, est également fort de ses citoyens qui vaquent sereinement à leurs occupations d'édification de l'Etat démocratique moderniste et du développement.
Les adversaires de l'intégrité territoriale du Royaume "sont en train de commettre des erreurs pouvant laisser des séquelles dans l'histoire commune" et mettent la région dans une situation où elle perd des "occasions d'or d'édifier l'Unité maghrébine à laquelle aspirent ses peuples", conclue le communiqué.

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Sahara

Sahara : Les opposants au polisario contre-attaquent

L'opposition au Polisario organise un congrès parallèle pour contrecarrer la mascarade de Tifariti

Interdit de participer au 12ème congrès du Polisario, le mouvement dissident «Khat Chahid» qui conteste, avec d’autres courants opposants, la légitimité du régime de Mohamed Abdelaziz, prépare un congrès parallèle.


La guerre de légitimité est désormais lancée par les opposants au régime de Mohamed Abdelaziz, en perspective du 12ème congrès du Polisario, prévu du 14 au 18 décembre dans la zone tampon de Tifariti. Le ton de ce qui s’annonce comme une véritable contre-offensive a été donné par le président du mouvement dissident «Khat Chahid» (Voie du martyr), Mahjoub Salek, installé dans la région de Zouérate, en Mauritanie. Ce mouvement, chef-d’orchestre des voix dissonantes, est rallié par d’autres courants opposants, dont notamment un collectif de jeunes à l’origine de la création du journal électronique nommé «Sahara libre», aujourd’hui censuré par la direction du Polisario.

Les préparatifs de cette contre-offensive vont bon train dans le nord de la Mauritanie, où plusieurs dissidents se sont rassemblés en vue de mettre sur pied un plan de riposte face aux manœuvres de la direction du Polisario pour faire taire les voix discordantes à l’intérieur des camps de Tindouf. La contre-attaque en préparation intervient alors que «la direction de Mohamed Abdelaziz a imposé des congressistes dont le tiers est constitué de militaires», a affirmé à ALM une source proche des dissidents. D’autres mesures ont été prises, ou plutôt dictées par les renseignements algériens à la direction du Polisario, pour museler les contestations qui grondent dans les camps de Tindouf. Les services de sécurité du Polisario ont procédé récemment à la restriction du mouvement de la population séquestrée en vue de mieux contrôler les déplacements des civils vers la zone tampon de Tifariti proclamée « territoire libéré ». Les passages menant à cette région ont par ailleurs été soumis à un contrôle strict par les services de sécurité algériens, en vue d’empêcher toute éventuelle «infiltration» des mécontents déclarés «indésirables» dans un congrès où «la liberté d’opinion» est confisquée au seul profit des «amis de Mohamed Abdelaziz», au détriment d’une population dont les souffrances ont été instrumentalisées au point d’en faire un fonds de commerce. «Le congrès se fera sans la population sahraouie, les congressistes ont été triés sur le volet en parfaite coordination avec les renseignements algériens», indique une source informée, ajoutant que le choix de Tifariti n’est pas dû au hasard. Contrairement aux allégations de la direction du Polisario, les considérations qui ont présidé à ce choix s’expliquent par le seul et unique objectif de tenir la population éloignée, la région de Tifariti se trouvant loin, très loin des camps de Tindouf où cette population est séquestrée. «La direction du Polisario sait parfaitement que la tenue de ce congrès à l’intérieur des camps pourrait engendrer des soulèvements de la part de la population, d’où le choix de la région éloignée de Tifariti se trouvant dans la zone tampon», explique une source à ALM. Parallèlement à ces manœuvres, le Polisario fait de nouveau diversion en décidant de hausser le ton contre le Maroc. Sous pression des «radicaux» et des Algériens, cette nouvelle manœuvre est destinée à faire chanter le Maroc en perspective de la tenue du troisième round de négociations, prévu les 7, 8 et 9 janvier prochain à Manhasset, en banlieue new-yorkaise. A la veille de la tenue de cette grand-messe, conformément à la résolution 1783 du Conseil de sécurité, le Polisario a menacé de se retirer des négociations faisant planer, encore une fois, la vieille nouvelle menace du «retour aux armes».

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Maroc-Sahara-médias cscsme

DES CHIOUKH SAHRAOUIS DÉNONCENT LE "MONOPOLE DE DÉCISION" PAR LES DIRIGEANTS DU "POLISARIO"

Rabat, 15 déc (MAP)

Les chioukh de tribus sahraouies ont organisé des manifestations dans la zone tampon de Tifariti pour dénoncer le soi-disant congrès du "Polisario", accusant sa direction de pratiquer le "monopole de décision".
Dans une correspondance de la zone tampon, diffusée dans le cadre de son bulletin des informations maghrébines, la chaîne satellitaire qatarie Aljazeera a noté vendredi que ces chioukh ont tenu, à leur manière, à faire entendre leur voix et à dénoncer l'exclusion de l'autre que pratiquent les dirigeants du front "Polisario".
Au sein de ce prétendu front, "il y a absence de démocratie", ce qui démontre qu'en 35 ans, il n'a fait que "prouver son incapacité de régler la question du Sahara", a déclaré à Aljazeera un militant tribal sahraoui, M.
Hamed Ould Darouich.
Dans le même bulletin, l'envoyé spécial d'Aljazeera à Zouerat (nord de la Mauritanie) a indiqué que les tribus qui ont organisé ces manifestations de protestation "sont foncièrement opposées aux dirigeants du Polisario et estiment que le mode de gestion de cette question par ces derniers est malsain".
Ces chioukh ont organisé "ces manifestations en concomitance avec le congrès (du Polisario) pour exprimer, à leur façon, leur mécontentement quant à la manière dont les dirigeants du front gèrent ce dossier", a ajouté l'envoyé spécial de la chaîne, citant des groupes influents au sein des tribus sahraouies.(MAP).

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المغرب/البوليساريو/الصحراء

شيوخ قبائل صحراوية ينتقدون قيادة (البوليساريو) ويتهمونها بالانفراد بالقرار

الرباط/12 /15 /ومع/ انتقد شيوخ قبائل صحراوية , نظموا مظاهرات احتجاجية بمنطقة تيفاريتي العازلة للتنديد بمؤتمر جبهة (البوليساريو) المزعوم في تيفاريتي , قيادة الجبهة , متهمين إياها بالانفراد بالقرار وسوء إدارة ملف الصحراء.

وذكرت قناة (الجزيرة) , في نشرتها المغاربية مساء أمس الجمعة , نقلا عن مراسلها الى تيفاريتي , أن هؤلاء الشيوخ يحاولون اسماع صوتهم بطريقتهم الخاصة , والتعبير عن رفضهم للتهميش الذي يمارسه قادة (البوليساريو) .

ونقلت القناة عن أحد أفراد القبائل الصحراوية وهو حامد ولد الدرويش قوله إن (البوليساريو) " تنعدم فيه الديمقراطية , حيث برهن خلال35 سنة عن عدم قدرته على تسوية قضية الصحراء " .

وفي السياق ذاته أفاد موفد (الجزيرة) الى الزويرات (شمال موريتانيا) بإن القبائل التي نظمت المظاهرات الاحتجاجية "تعارض أساسا قيادات البوليساريو , وتعتقد أن طريقة إدارتها لهذه القضية ليست سليمة" .

وأضاف , نقلا عن مجموعات مؤثرة في القبائل الصحراوية , أنها " نظمت هذه التظاهرات بتزامن مع المؤتمر لتعبر بطريقتها الخاصة عن عدم رضاها عن كيفية أداء مسؤولي (البوليساريو) في هذا الملف ".

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