Par  Le Potentiel

ESISC, Centre européen de recherche, d’analyse et de conseils en matière stratégique, a décidé l’envoi une mission d’experts indépendants dans les camps de Tindouf, en Algérie. Selon des informations publiées depuis Bruxelles par Maghreb arabe presse, Map, ce centre européen a indiqué « qu’ il va prendre contact avec les autorités algériennes afin que celles-ci facilitent le bon déroulement de cette mission ».

L’envoi de cette mission est consécutive aux nouvelles faisant état des manifestations qui ont été brutalement réprimées ces derniers semaines dans ces camps. Au moins 17 personnes ont été blessées et 19 autres arrêtées par les forces de sécurité du Polisario lors des violentes manifestations qui ont éclaté dans le Camp du 27 février, dans la région de Tindouf », soutient l’ agence Map.

Selon l’ESISC, rapporte Map, « de graves événements se déroulent depuis quelques jours dans ces camps et de violentes manifestations ont éclaté dans les camps de Tindouf suite, semble-t-il, à des exactions commises par des membres des forces de sécurité du Polisario contre certains réfugiés sahraouis ». Et Map de relever que « de nombreuses personnes ont été arrêtées et auraient été transférées vers destinations inconnues ».

LA REACTION DE L’ADESETI

Réagissant à son tour, l’Association de défense des séquestrés de Tindouf, Asedeti, une ONG sahraoui basée à Stockholm, en Suède, dénonce l’ouverture d’un « Camp de concentration démontable » près de Tindouf, à une dizaine de kilomètres de la base militaire Chadad. Selon cette ong, des dizaines de personnes sont arrêtées et acheminées vers ce camps. Parmi elles, des sahraouis ; figurent plusieurs femmes.

Joignant sa voix à celle de l’ESISC, l’Aseseti demande à ce qu’ une enquête internationale soit diligentée pour une intervention urgente afin « de protéger nos frères sahraouis soumis à un massacre sans témoins ». Parallèlement à cette demande ; l’Asedeti a alerté Amnesty International et la Commission des Droits de l’Homme de l’Onu sur ce camp de concentration. Par voie de conséquence, le gouvernement espagnol a été également saisi.

Emboîtant le pas, le Conseil américain pour les prisonniers de guerre marocaine , une ong américaine, a adressé un lettre à la Secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice dans laquelle elle exprime « sa profonde préoccupation concernant la détérioration de la situation des droits de l’ homme dans les camps de Tindouf, en Algérie ». Et cette ong appelle le gouvernement des Etats-Unis « à prendre des mesures urgentes pour mettre fin à la souffrance des populations séquestrées dans les camps de Tindouf et pour placer les autorités algériennes devant leur ultime responsabilité quant à la sécurité des marocains sahraouis tenus en otage sur leur territoire ». A en croire cette ong américaine, « le soulèvement de la population dans les camps de Tindouf a éclaté après que Habbadi Ould Mohamed Lamine Ould Hmimed de la tribu Laäyaycha ait été arrêté et torturé en public par les milices du Polisario et que la brutale répression qui s’en est suivie a fait qu’ une douzaine de Sahraouis ont été blessés et emprisonnés pour avoir légitimement exprimé leurs frustrations et leurs opinions sur les terribles conditions qu’ ils doivent endurer dans les camps ». Aussi, le Conseil américain pour la défense des personnes séquestrées a invité le gouvernement américain à faire ce qu’ il devrait être fait pour aider à libérer les populations séquestrées. Cette ONG américaine exige parallèlement « la levée immédiate du siège imposé aux populations des camps et la fin de la politique de répression qui y est de mise ». En conclusion l’Ong américaine demande que le gouvernement américain « place le Polisario sur la liste des organisations terroristes du département d’Etat pour ses activités terroristes à l’encontre de la population civile sans défense ; pour avoir menacé de lancer des attaques armées contre le Maroc et pour avoir proféré des menaces terroristes contre une compagnie américaine qui opérait au Sahara marocain ».

Souhait exaucé pour la simple raison que le département américain pour la justice a décidé de se pencher sur les crimes commis par le Polisario. Réagissant à cette demande de cette ONG, M. Michael Mullaney, chef de la section du contre-terroriste a déclaré que son département va « sérieusement considérer les informations fournies par le Conseil ». Et d’affirmer que « le département américain de la justice est engagé quant au respect des principes des droits humains et à l’ application des lois protégeant ces droits ».

Par ailleurs, l’opinion internationale se demande quant est-ce que l’on mettra fin à la tragédie humaine qui a durée longtemps.