Le CSCSME appelle le juge Baltasar Garzon à "méditer" sur les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf

Paris, 13/11/07- Le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME) a invité le juge espagnol Baltasar Garzon, qui vient d'annoncer des poursuites contre des personnalités marocaines, à "méditer plutôt" sur les violations des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, en Algérie.

Le juge espagnol devrait "plutôt méditer" sur le sort de milliers d'enfants des camps de Tindouf déportés à Cuba et penser à la souffrance des parents "meurtris par l'arrachement de leurs enfants", affirme le CSCSME dans un communiqué, dont copie est parvenue mardi à la MAP.

Le Comité estime qu'"il serait souhaitable que la justice espagnole aide à mettre un terme" au calvaire de ces enfants et de leurs parents, "dénonce les vrais coupables" de ces violations des droits de l'Homme et "prenne une décision ferme vis-à-vis de ces actions inhumaines".

L'attitude du juge espagnol est de nature à "embrouiller" les efforts consentis par le Royaume en vue de trouver une solution au conflit du Sahara marocain qui n'a que trop durer, précise la même source.

Et de préciser que "seule l'autonomie, sous souveraineté marocaine, constitue une sortie honorable à ce conflit artificiel".

Le CSCSME a, par ailleurs, dénoncé la visite des Souverains d'Espagne aux présides occupés de Sebta et Melilla et se dit "très choqué par cette attitude provocatrice".