L'Espagne adopte "une approche constructive" pour la recherche d'un règlement à la question du Sahara

New York (Nations Unies), 26/09/07-. Le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, a affirmé mardi que son pays adopte "une approche constructive" pour la recherche d'une solution à la question du Sahara, laquelle "passe par un accord politique" entre le Maroc et le Polisario.

"L'Espagne adopte une position constructive et une approche pour contribuer à une issue satisfaisante" de cette question, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York, en marge du débat annuel de l'Assemblée générale.

Au journaliste qui lui demandait s'il existait aujourd'hui une base réelle pour un règlement définitif de ce conflit, le chef du gouvernement espagnol a indiqué que "ce serait bien le voeu de l'Espagne", en soulignant la nécessité de "donner le temps" au dialogue direct entre les parties, actuellement mené sous l'égide de l'ONU.

M. Zapatero a rappelé qu'après deux rounds de négociations, "il n'y a pas eu de solution", en soulignant que "nous devons tirer les leçons des expériences et faire preuve de bon sens pour comprendre que la solution passe par un accord. Avec le soutien et le leadership des Nations Unies, une telle solution pourrait bien être durable".

Le Maroc avait présenté une initiative pour la négociation d'un statut d'autonomie au Sahara, le 11 avril dernier, au Conseil de sécurité de l'ONU, qui l'a qualifiée de sérieuse et crédible.

L'Espagne avait, pour sa part, exprimé un intérêt manifeste à l'égard de la proposition marocaine, estimant qu'elle pourrait être une base pour parvenir à une solution.

Dans une déclaration conjointe maroco-espagnole, le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, avait en effet souligné que son pays "accueillait la proposition d'autonomie avec intérêt et considère qu'elle pourrait déclencher une nouvelle dynamique de dialogue pour surmonter l'impasse actuelle et progresser sur cette base pour parvenir à un règlement de ce différend qui assure le principe de l'autodétermination".