Le Comité spécial chargé du Sahara marocain en Europe (CSCSME) a dénoncé, mercredi après-midi, devant les responsables d'Amnesty International-France le siège imposé par le "polisario" aux sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, en Algérie, afin de les empêcher de rejoindre la mère patrie.

Lors d'une rencontre, qui s'est déroulée au siège d'Amnesty International-France, et à laquelle ont assisté Mme Annie Delay, responsable Afrique du Nord, et M. Michel Fournier, chargé du Moyen Orient, la délégation de ce Comité, présidé par M. El Hassan Benhamou, a exposé les graves violations des droits de l'homme dans les camps de la honte.

La délégation a également fustigé les violations du droit à la liberté d'expression et de circulation, exhortant l'organisation à intervenir d'urgence pour mettre fin aux souffrances et aux multiples brimades infligées aux familles sahraouies marocaines séquestrées à Tindouf.

Les membres du Comité ont également dénoncé les détournements de l'aide humanitaire auxquels se livre la direction du "polisario" pour son enrichissement personnel, lesquels détournements ont été dévoilés dans plusieurs rapports d'ONG internationales, comme a été dénoncé le refus d'effectuer un recensement des populations demandé par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR) et par d'autres organisations des droits de l'homme, dont Amnesty international.

"Nous avons informé les responsables d'Amnesty de la décision des mercenaires du +polisario+ d'interdire aux familles sahraouies marocaines de quitter les camps de la haine. Les séparatistes ont terriblement peur car ils savent pertinemment que les séquestrés saisiront la moindre occasion pour rejoindre la mère patrie et échapper à l'enfer de ces camps installés sur le sol algérien", a déclaré à la MAP M. Benhamou, à l'issue de cette rencontre.

Les responsables d'Amnesty International-France ont été attentifs à l'exposé de la délégation du CSCSME et ont exprimé leurs préoccupations quant à la violation du droit à la liberté de mouvement. Ils ont également informé la délégation de leur intention de transmettre un compte-rendu de cette rencontre au siège central d'Amnesty à Londres et d'organiser sur place une réunion avec les membres du CSCSME.